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Ciblé par des sanctions de l’UE, l’oligarque russe Mikhaïl Fridman se met en retrait

mardi 1er mars 2022 par paradisfj.info

Ciblé par des sanctions de l’UE, l’oligarque russe Mikhaïl Fridman se met en retrait

L’oligarque Mikhaïl Fridman, l’une des personnalités russes sanctionnées par l’UE après l’invasion de Ukraine, a nié mardi avoir une quelconque « relation financière ou politique » avec le président russe Vladimir Poutine et a tenté de mettre à l’abri des groupes européens dont il est actionnaire.

Agence France-Presse
1 mars 2022 à 15h01

L’oligarque Mikhaïl Fridman, l’une des personnalités russes sanctionnées par l’UE après l’invasion de Ukraine, a nié mardi avoir une quelconque « relation financière ou politique » avec le président russe Vladimir Poutine et a tenté de mettre à l’abri des groupes européens dont il est actionnaire.

Dans un communiqué commun, M. Fridman et le banquier russe Petr Aven assurent « n’avoir aucune relation financière ou politique avec le président Poutine ou le Kremlin » et dénoncent les « mensonges malintentionnés et délibérés » ayant servi de base, selon eux, à leur inclusion lundi dans la liste noire de l’Union européenne.

« Ebranlés par ces accusations », les deux hommes affirment, sans donner de détails, qu’ils porteront l’affaire en justice pour défendre « les dizaines de milliers d’employés » des sociétés qu’ils contrôlent « au Royaume-Uni et en Europe » alors que ces sanctions entraînent un gel de leurs avoirs dans l’UE.

Afin de tenter de circonscrire l’impact sur les entreprises dont son fonds d’investissement LetterOne est actionnaire, M. Fridman a démissionné immédiatement du conseil d’administration de l’opérateur de téléphonie mobile Veon (ex-Vimpelcom), dont le siège est aux Pays-Bas, a annoncé ce dernier mardi.

En outre, la chaîne espagnole des supermarchés Dia a assuré lundi soir « n’être affectée d’aucune façon » par les sanctions de l’UE.

Ce groupe, qui a réduit sa perte en 2020 à 257,3 millions d’euros, a souligné dans un communiqué ne pas être contrôlé par Mikhaïl Fridman mais par le fonds LetterOne - que l’oligarque a fondé - et affirmé que M. Fridman ne détenait pas lui-même le contrôle direct de ce fonds.

LetterOne avait racheté Dia en mai 2019 via une OPA hostile et détient 77,7% du capital de la chaîne de supermarchés.

Visé en Espagne par une enquête sur les conditions du rachat de Dia après le dépôt d’une plainte accusant LetterOne d’avoir manoeuvré pour faire baisser le cours de Bourse, M. Fridman a bénéficié d’un non-lieu en janvier 2021.

Il avait aussi été visé dans ce même pays par une enquête pour corruption dans le cadre de son rachat de la société espagnole de technologie Zed.

Evoquant « une technique typique d’une partie de la mafia russe », le parquet le soupçonnait dans cette affaire d’avoir manoeuvré secrètement pour asphyxier économiquement Zed afin de la racheter à bas prix. Mais il avait là aussi bénéficié d’un non-lieu fin 2020.

Dans une lettre aux employés de LetterOne, publiée dimanche par le quotidien britannique The Financial Times, M. Fridman avait qualifié de « tragédie » la guerre en Ukraine.

« Cette crise va coûter des vies et ravager les deux nations soeurs depuis des centaines d’années », écrivait-il, se disant désireux de voir se finir cette « effusion de sang ».

Né en avril 1964 à Lviv en Ukraine et diplômé d’une université technique de Moscou, Mikhaïl Fridman s’est hissé depuis la fin de l’URSS parmi les plus grandes fortunes de la planète, détenant un empire allant des hydrocarbures à la banque, en passant par les télécoms ou la distribution.

Il est notamment l’un des cofondateurs en 1991 d’Alfa Bank, l’une des plus grandes banques russes.

Le magazine Forbes estime sa fortune à 11,7 milliards de dollars.

mig/mg/lch


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