Paradis Fiscaux et Judiciaires

Credit Suisse : le compte bancaire qui relance l’affaire des frégates de Taïwan

mercredi 23 février 2022 par paradisfj.info

Credit Suisse : le compte bancaire qui relance l’affaire des frégates de Taïwan

Par Anne Michel, Jérémie Baruch et Maxime Vaudano (avec l’OCCRP)
Publié hier à 17h30, mis à jour à 05h34

Enquête « Suisse Secrets » | Un dirigeant du parti au pouvoir à Taipei, à l’époque de la signature du contrat, avait ouvert un compte à Zurich. Une information qui aurait pu éclairer l’affaire, classée en 2008.

Treize ans après la clôture, en 2008, des procédures judiciaires engagées dans l’affaire des frégates de Taïwan, l’enquête « Suisse Secrets » apporte un nouvel élément à ce dossier, qui compte parmi les plus grands scandales politico-financiers de la Ve République. Et les plus inflammables. Ce contrat d’armement signé en 1991 entre la France et Taïwan, qui a vu la société Thomson-CSF associée à la Direction des constructions navales (contrôlée par l’Etat) vendre six navires de guerre à Taïwan pour plus de 2,5 milliards de dollars, est en effet entaché de corruption. Des enquêtes judiciaires en Suisse et en France ont établi, dans les années 2000, que 500 millions de dollars de commissions ont été versés par Thomson (devenu Thales) à un intermédiaire, pour remporter ce marché ultrasensible sur le plan politique, gonflant le prix de vente final.

Mais la question centrale de l’affaire est restée en suspens : à qui étaient destinées ces commissions, gérées par l’intermédiaire recruté pour faciliter la vente, Andrew Wang, et versées sur des comptes en Suisse ? En 2001, l’ancien ministre des affaires étrangères socialiste Roland Dumas avait affirmé que des officiels taïwanais et chinois avaient perçu de l’argent. L’ex-ministre de la défense Alain Richard avait même évoqué de possibles rétrocommissions en France. Cependant, en dépit d’investigations poussées sur les comptes suisses de la famille Wang, la justice française s’était heurtée à un mur pour identifier les bénéficiaires de ces commissions : le secret-défense brandi par la France, qu’aucun ministre de gauche ni de droite n’a voulu lever. Faute de noms et de preuves, les procédures avaient été classées. Lire la suite.


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