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Pierre Falcone demande la levée d’un des deux mandats d’arrêts internationaux le visant

mardi 2 octobre 2007

Société

Pierre Falcone demande la levée d’un des deux mandats d’arrêts internationaux le visant

AP | 02.10.2007 | 21:41

Le tribunal correctionnel de Paris se prononcera mercredi matin sur la levée du mandat d’arrêt international visant l’homme d’affaires Pierre Falcone dans l’affaire dite de la Sofremi, examinée le 8 octobre par le même tribunal, a-t-on appris mardi de sources judiciaires.

Le parquet de Paris ne s’est pas opposé à la requête de main-levée du mandat d’arrêt international déposée par les avocats de M. Falcone et a souhaité son placement sous contrôle judiciaire, a-t-on précisé de mêmes sources.

Pierre Falcone bénéficie depuis fin 2003 d’un passeport diplomatique délivré par le gouvernement angolais. En janvier 2004, la justice française a délivré deux mandats d’arrêt contre lui : l’un dans l’affaire de la Sofremi, l’autre dans celle de trafic d’armes présumés illicites à destination de l’Angola.

Mardi, le ministère public a estimé que le mandat délivré dans l’affaire de la Sofremi ne pouvait être appliqué en raison du statut diplomatique de M. Falcone. Une analyse que n’a pas toujours tenue le parquet de Paris. Les avocats de M. Falcone devraient déposer une nouvelle requête de main-levée lorsque l’affaire de l’Angola, où 42 personnes sont mises en examen, sera examinée par le tribunal correctionnel de Paris. Pour l’instant, aucune date de procès n’a été fixée. M. Falcone a été placé en détention provisoire plus d’un an dans ce dossier avant d’être remis en liberté en 2002.

Le 8 octobre, M. Falcone doit comparaître devant la 12e chambre du tribunal correctionnel de Paris dans l’affaire dite de la Sofremi, société dépendant du ministère de l’Intérieur, où des commissions présumées occultes auraient été versées pour obtenir des marchés à l’étranger.

Dans ce dossier, M. Falcone est poursuivi pour "recel d’abus de biens sociaux".

Lundi, deux hommes d’affaires libanais, les frères Iskandar et Akram Safa, recherchés par le justice dans ce dossier, et un autre sont rentrés en France où ils ont été placés sous contrôle judiciaire avant le procès. Ils doivent verser une importante caution.

Vendredi, ils avaient été précédés par le fils de l’ancien ministre de l’Intérieur Charles Pasqua. Pierre Pasqua, également poursuivi dans ce dossier, et qui vivait en Tunisie depuis plusieurs années, est rentré en France. Une caution de 200.000 euros lui a été imposée, dont 100.000 doivent être versés avant le 8 octobre.

M. Pasqua comparaîtra jeudi devant la cour d’appel de Paris dans l’affaire Alstom. Il est soupçonné d’avoir bénéficié d’une commission occulte de 700.000 dollars à l’occasion du transfert du siège social de GEC-Alstom en 1994. Il avait été relaxé en mars 2006 par le tribunal, mais le parquet a fait appel.

© AP

Publié avec l’aimable autorisation de l’Associated Press.

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