Paradis fiscaux et judiciaires

UIMM : un ex-syndicaliste CFTC raconte une tentative de corruption

mercredi 31 octobre 2007

31/10/2007 12:10

PARIS (AFP) - UIMM : un ex-syndicaliste CFTC raconte une tentative de corruption

Un ancien syndicaliste CFTC chez Thomson, Jean-Claude Duret, affirme avoir fait l’objet d’une tentative de corruption par l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) en 1998 en marge d’une négociation avec cette organisation patronale, mercredi dans Libération.

L’UIMM, dont l’ancien président, Denis Gautier-Sauvagnac, a reconnu l’existence d’une caisse noire de 600 millions d’euros et qui est au centre d’une enquête préliminaire du parquet de Paris pour des retraits suspects d’argent en liquide, n’avait "pas de commentaire" sur cet article mercredi.

Dans ce témoignage, M. Duret raconte avoir été approché en juin 1998, en marge d’une négociation sur la convention collective des cadres de la métallurgie, par un membre de la délégation de l’UIMM négociant avec les syndicats qui lui a demandé quels étaient "ses besoins", selon le quotidien.

"Tout homme a son prix, un syndicaliste n’est pas incorruptible", a lancé ce responsable patronal à M. Duret, précise le journal.

L’article explique que le syndicaliste venait de se montrer ferme lors de la négociation, à propos d’une demande patronale de suppression d’une indemnité de licenciement versée par toute entreprise mettant un cadre à la retraite entre 60 et 65 ans.

Selon le journal, le supérieur de M. Duret à la fédération CFTC Métallurgie lui a aussi fait comprendre qu’il ne devait "pas se casser la tête" en posant "des questions" et que le syndicat signerait l’accord "quand même".

M. Duret n’a dès lors plus été convié aux réunions suivantes de négociation, puis a été évincé en août 2000 de ses fonctions de délégué syndical central CFTC Thomson par sa fédération CFTC Métallurgie, ajoute Libération.

Interrogé par l’AFP, le président de cette fédération syndicale, Joseph Crespo, a assuré que le remplacement de M. Duret n’avait "rien à voir" avec cette négociation de convention collective.

"C’est M. Duret lui-même qui est venu dans mon bureau me dire qu’il voulait assurer sa succession. Tout cela a été décidé en accord avec lui et j’ai nommé son adjoint à sa place", a déclaré M. Crespo.

Concernant d’éventuelles tentatives de corruption, M. Crespo a expliqué n’avoir "jamais fait l’objet d’allusions de ce genre" depuis son élection en "mai 2000" à la tête de la CFTC Métallurgie.

© AFP

Publié avec l’aimable autorisation de l’Agence France Presse.

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