Paradis fiscaux et judiciaires

Scandales en cascade à la tête de l’État sud-africain

jeudi 17 janvier 2008

Scandales en cascade à la tête de l’État sud-africain

Caroline Dumay

17/01/2008 | Mise à jour : 09:58

Extraits d’un article mis en ligne sur le site du journal Le Figaro :

Accusés de corruption, le patron d’Interpol aux amitiés douteuses et le président du Congrès national africain se retrouvent devant la justice.

Le Cap

La justice sud-africaine ne va pas chômer en 2008. Élu à la mi-décembre à la tête du Congrès national africain (ANC), Jacob Zuma doit répondre en août de corruption, racket, blanchiment d’argent et évasion fiscale. Mais il ne sera pas seul au banc des accusés. Jackie Selebi, patron de la police sud-africaine et président d’Interpol depuis 2004, doit faire face dans les semaines qui viennent à des accusations de corruption et d’entrave à la justice. À travers ces inculpations en cascade, ce sont surtout les divisions de l’ANC qui éclatent au grand jour et à tous les niveaux du parti, de la police ou de l’État.

Selon le dossier d’accusation, Selebi aurait reçu 1,2 million de rands (120 000 euros) de la part de Glenn Agliotti, un « ami » qui vient d’être condamné pour trafic de drogue. Le chef mafieux payait les factures du chef de la police, lui achetait des vêtements de luxe, arrosait ses maîtresses ou finançait l’école des enfants. Il aurait même payé le dîner organisé par Selebi pour fêter sa nomination à la tête d’Interpol ! En échange de quoi, Selebi fermait les yeux sur les activités d’Agliotti et l’informait même des poursuites le concernant. Agliotti est accusé d’être impliqué dans l’assassinat du magnat minier, Brett Kebble.

Comme Jacob Zuma, Jackie Selebi continue à crier au « complot ». Tous les deux assurent que leurs mises en cause n’ont qu’un objectif : la survie des « Scorpions ». C’est en effet la DSO (Direction des opérations spéciales), une unité d’élite placée sous l’autorité directe du procureur général et non de la police, qui est en charge de ces enquêtes. En prouvant que la police est corrompue, les « Scorpions » justifient leur existence alors que Jacob Zuma avait fait de leur démantèlement une des priorités de son programme.

Tous les coups sont permis

Dans cette ambiance délétère, Thabo Mbeki reste blanc comme neige. Mais pour combien de temps ? En annonçant la mise en place d’une commission d’enquête censée faire la lumière sur la corruption engendrée par les ventes d’armes de 1999, la faction majoritaire de l’ANC a bien l’intention d’innocenter Jacob Zuma. Tandis qu’au passage, le président Thabo Mbeki pourrait être éclaboussé. Quant à Selebi, il usera de tous les moyens pour sauver sa peau. Des déclarations très insidieuses d’Agliotti donnent le ton. Le trafiquant de drogue assure avoir acheté une paire de chaussures de luxe à Selebi pour qu’il l’offre au président Mbeki. « Selebi a dit que le président avait des petits pieds et il a demandé une taille 7 en cuir souple… » Désormais, tous les coups sont permis.

Lire la suite de l’article sur le site du journal Le Figaro.


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