Paradis fiscaux et judiciaires

Les écoutes policières dévoilent l’univers de François Rouge

dimanche 17 février 2008

ECONOMIE : Les écoutes policières dévoilent l’univers de François Rouge

Date de parution : Samedi 16 février 2008

Auteur : Sylvain Besson, Paris

JUSTICE. Espionnées par les enquêteurs français, les conversations du financier suisse détenu à Marseille dans le cadre de l’enquête sur le Cercle Concorde sont truffées de personnages pittoresques. Extraits.

Extraits de l’article en ligne sur le site du journal Le Temps :

« Le vieux monsieur », « l’enfoiré », « des hommes politiques très importants »... C’est une intrigante galerie de portraits que dessinent les écoutes réalisées par la police française dans l’enquête sur le Cercle Concorde, club de poker parisien financé par le banquier genevois François Rouge. Détenu depuis le 27 novembre à Marseille, l’ancien président de la Banque de patrimoines privés est accusé d’association de malfaiteurs, de blanchiment et de détention illégale d’armes. Son associé dans la gestion du Cercle, Paul L., est en fuite.

Lorsqu’un groupe de Corses réputés violents tente de prendre le contrôle de leur club, courant 2007, François Rouge et Paul L. contactent un personnage qu’ils appellent « le vieux monsieur » ou « papa », et dont ils veulent se concilier les « bonnes grâces ». Il s’agit de Roland C., retraité sans histoires sur le papier, mais que les analystes considèrent comme une figure majeure du milieu criminel marseillais.

La phrase qui tue ?

Le banquier et Paul L. font aussi appel au « colonel Mario », un aventurier qui propose de soudoyer des policiers français pour harceler leurs rivaux corses. « La méthode, c’est principalement la corruption [...]. Il y a 98% de chances que ça marche », garantit le « colonel Mario ». Et si ça ne marche pas, demande avec insistance François Rouge ? « On livre le service jusqu’au bout », répond son interlocuteur. Qui précise : « Là, on paie car on ne peut le faire nous-mêmes. »

Pour les enquêteurs, cette phrase suggère que François Rouge était prêt à aller plus loin - peut-être jusqu’au meurtre. Marc Bonnant conteste et souligne que son client n’a pas déboursé un seul des 600000 euros (environ 960000 francs) réclamés par le « colonel Mario ». Il confirme, en revanche, que le banquier était informé à l’avance de la descente de police lancée le 27 novembre contre son club de poker. Selon l’avocat, le renseignement provenait de son associé Paul L.

François Rouge n’était guère aimé de ses ennemis corses, qui le désignaient par un sobriquet peu flatteur : « l’enfoiré du pays chocolat ». Mais il croyait aussi être craint. « Ils pensent que j’ai le bras long », explique le banquier suisse dans une conversation. Il évoque des « financiers » qu’il semble représenter, et parmi lesquels se trouvent « des hommes politiques très importants, [...] des avocats, tout ce qu’on veut ».

Lire la suite de l’article sur le site du journal Le Temps.

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