Paradis fiscaux et judiciaires

L’enquête sur Bernard Madoff s’intéresse à des fonds offshore

mercredi 31 décembre 2008

L’enquête sur Bernard Madoff s’intéresse à des fonds offshore

Par Reuters, publié le 31/12/2008 à 10:15

- Les autorités chargées de l’enquête sur la fraude présumée du financier américain Bernard Madoff, évaluée à 50 milliards de dollars, commencent à s’intéresser au rôle joué par des opérations sur des fonds offshore, rapporte le New York Times.

Les enquêteurs veulent notamment savoir si Madoff et certains de ses collaborateurs ont utilisé des fonds basés dans des paradis fiscaux pour échapper à l’impôt, précise le quotidien américain, citant une personne anonyme qui a été informée des derniers avancements de l’enquête.

Selon cette personne, les enquêteurs se demandent également si des organisation caritatives ont improprement autorisé leurs donateurs à transférer de l’argent sur des comptes offshore et si des banques étrangères ont cherché à échapper aux impôts à travers des comptes de Madoff.

Des documents des autorités de régulation montrent qu’une dizaine au moins d’entités offshore sont liées au groupe de Madoff, dit le New York Times.

Le quotidien cite les noms de Fairfield Greenwich Group, qui a perdu 7,4 milliards de dollars dans les sociétés de Madoff, de Tremont Group Holdings, qui avait investi 3,3 milliards de dollars, et de plusieurs banques suisses.

Fairfield Greenwich Group et Tremont Group Holdings n’étaient pas joignables dans l’immédiat.

Madoff a été sommé de révéler d’ici au 31 décembre combien d’argent et d’actifs il possède encore et où ils sont placés mais les personnes qui ont investi dans ses sociétés devront probablement patienter encore avant de savoir où sont passés leurs fonds.

"Selon moi, il est difficile de croire qu’il n’a pas d’argent caché quelque part", estime Ellen Zimiles, directrice générale de Daylight Forensic & Advisory à New York.

La Chambre des représentants américains se penchera lundi prochain sur cette affaire et examinera notamment les manquements imputables aux superviseurs de la SEC, le gendarme de la bourse américaine.

Eric Yep à Bangalore, version française Gwénaelle Barzic

© REUTERS

Publié avec l’aimable autorisation de REUTERS.

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