Paradis fiscaux et judiciaires

L’OCDE retire l’Uruguay de la liste noire des paradis fiscaux

samedi 4 avril 2009

L’OCDE retire l’Uruguay de la liste noire des paradis fiscaux

PARIS (AFP) — L’OCDE a décidé vendredi de retirer l’Uruguay de la liste noire des paradis fiscaux, un jour après l’y avoir inscrit au même titre que la Malaisie, Costa Rica et les Philippines lors du sommet du G20 à Londres, selon un communiqué de l’Organisation de coopération et développement économiques.

"L’OCDE salue aujourd’hui (vendredi) l’adoption formelle par l’Uruguay des normes de transparence et d’échange d’informations en matière fiscale", indique le texte.

Il précise que le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría, a reçu "une lettre du ministre uruguayen des Finances, Alvaro García, l’informant que l’Uruguay adoptait officiellement les normes de l’OCDE sur la transparence et l’échange d’informations, telles que stipulées dans la version 2005 de l’article 26 de la convention de l’OECD en matière fiscale".

Une source proche de l’Organisation, interrogée par l’AFP, a indiqué que l’engagement de l’Uruguay permettait de retirer le pays de la liste noire des paradis fiscaux.

"L’Uruguay est en train d’appliquer ces normes aux traités en cours de négociations et le fera dans les accords futurs. Il prévoit de soumettre ces accords pour ratification cette année", a affirmé M. Gurria, cité dans le communiqué.

Le secrétaire général de l’OCDE s’est déclaré heureux que Montevideo "se joigne au nombre grandissant de pays désirant coopérer pour combattre l’évasion fiscale".

L’OCDE avait rendu publiques jeudi soir après le sommet du G20 à Londres, deux listes de paradis fiscaux - dont une liste noire qui comprend le Costa Rica, la Malaisie, les Philippines et l’Uruguay — après la décision prise par le G20 à Londres d’agir contre les Etats fiscalement non coopératifs.

Aussitôt après, le gouvernement uruguayen s’est défendu d’être "un paradis fiscal" et a assuré qu’il travaillait avec les plus hautes autorités de l’OCDE afin d’améliorer la positionnement de l’Uruguay.

Un paradis fiscal suppose "qu’il n’y ait pas d’impôts pour les étrangers", ce qui n’est pas le cas de l’Uruguay, a notamment souligné Alvaro Garcia.

Copyright © 2009 AFP.

Publié avec l’aimable autorisation de l’Agence France Presse.

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