Paradis fiscaux et judiciaires

UBS : quand les banquiers se mettent à table

dimanche 12 avril 2009

Nº2318 SEMAINE DU JEUDI 09 Avril 2009

La Suisse est sens dessus dessous.

UBS : quand les banquiers se mettent à table

A l’heure où l’Europe et les Etats-Unis veulent en finir avec le secret bancaire, la plus prestigieuse des banques helvétiques s’est fait prendre la main dans le sac. Airy Routier raconte comment, pendant des années, le numéro un mondial de la gestion de fortune a aidé milliardaires, escrocs ou petits épargnants de tous pays à frauder le fisc. Jusqu’au jour où un ex-cadre a tout « balancé » à la justice américaine...

Pendant de nombreuses années, Ospel a été une figure de l’establishment, et UBS, le fleuron de la Confédération, le symbole du savoir- faire et de l’efficacité helvétiques. Numéro un mondial de la gestion de fortunes privées, la banque gérait 3200 milliards de francs suisses (2 090 milliards d’euros) pour ses clients étrangers. Fin 2007, à elle seule, elle détenait les deux tiers des fortunes que milliardaires américains, oligarques russes, chefs d’Etat corrompus, mais aussi commerçants français en délicatesse avec le fisc, héritiers occultes ou épargnants frileux du monde entier avaient déposées en Suisse.
Aujourd’hui, à cause de ses dérives, l’UBS offre à Obama, Sarkozy et Merkel l’occasion de s’attaquer au sacro-saint secret bancaire avec une détermination sans précédent. En Suisse, les réactions sont à la mesure de l’outrage : un député démocrate-chrétien, Thomas Müller, a été jusqu’à traiter de « nazi » le ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück, qui menaçait la Suisse d’inscription sur la liste noire des paradis fiscaux : « La Gestapo en Allemagne constituait une élite Steinbrück me rappelle justement cela. Il est intransigeant, sans égards et présomptueux. » La Suisse a perdu ses repères. « UBS, c’est l’Union des Beaux Salauds ! », éructe un internaute. « Ils ont sali le drapeau vaudois », commente un chauffeur de taxi genevois, qui fait curieusement porter le chapeau du désastre au pouvoir central, aux financiers de Zurich et aux germanophones.

Lire la suite sur le site du journal Le Nouvel observateur.


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