Paradis fiscaux et judiciaires

Le paradis fiscal panaméen séduit les multinationales

mardi 2 juin 2009

Liste grise mardi 2 juin 2009

Le paradis fiscal panaméen séduit les multinationales

Par Frédéric Faux, Panama City

Extraits de l’article mis en ligne sur le site du journal suisse Le Temps :

Une vingtaine de grands groupes se sont installés dans le petit pays
« Avouer que l’on gère nos opérations latino-américaines depuis Panama, ce n’est pas bon pour notre image. Les gens associent Panama et magouille… Ils imaginent le pire. » Pour ce cadre d’une société américaine dont les bureaux dominent le quartier des affaires de la capitale, la décision en avril dernier du G20 de mettre une fois de plus le Panama sur la liste grise des paradis fiscaux, où figure aussi la Suisse, a été une mauvaise nouvelle.

Une publicité particulièrement gênante pour les vingt entreprises multinationales qui ont choisi de s’installer dans ce petit pays de 3 millions d’habitants pour gérer leurs filiales latino-américaines, et où figurent beaucoup de noms emblématiques comme Hyundai, Caterpillar, ou Total.

« Les grands groupes redécouvrent le Panama, confirme Antoine Avila, responsable de la mission économique française dans la capitale. Nous sommes ici au milieu des deux Amériques, dans une capitale qui dispose d’un hub aérien, de cinq ports, de 80 banques… » Ce pays encore épargné par la crise mise aussi sur l’élargissement de son canal qui permettra à partir de 2014 d’accueillir les plus gros cargos. Un investissement de 5,2 milliards de dollars.

Une loi spécifique

Un contexte favorable dont le Panama a profité en adoptant une loi unique dans la région, dite des « sièges d’entreprises multinationales » (SEM), qui permet à ces dernières d’installer leur siège latino-américain dans des conditions très favorables, sans imposition sur le salaire des expatriés, et sans contraintes migratoires.

« Nous pouvons employer au Panama autant d’expatriés que l’on veut, alors qu’ailleurs leur poids ne doit pas dépasser 10% de la masse salariale », se réjouit Joël Navaron, dirigeant d’une filiale de Total qui compte aujourd’hui 14 personnes. Avant septembre 2008, Total disposait d’une structure identique à Paris, « mais ici, on a gagné en efficacité, confie Joël Navaron. Nous travaillons avec 19 pays dans la région… Nous sommes au milieu de notre business. »

Pour les autorités locales, cette loi SEM a pour but d’attirer au Panama des sièges de grands groupes, habitués à utiliser toutes les subtilités de la fiscalité internationale pour réduire leurs coûts. Mais ces mêmes multinationales pourraient-elles profiter du « secret fiscal » panaméen pour évaporer une partie de leurs bénéfices, en faisant appel au savoir-faire des banques locales ? « Si cela arrivait, ni le Panama ni notre loi SEM ne seraient en cause, répond Jonathan Rodriguez, chargé au ministère de l’Economie de la loi SEM. Les contrôles fiscaux sont faits dans les pays où ces entreprises ont leur siège et là où elles ont une activité de production, ce qui n’est pas le cas au Panama… A ces pays de prendre leurs responsabilités. »

lire la suite sur le site du journal suisse Le Temps.


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