Paradis fiscaux et judiciaires

Les banques françaises vont quitter les paradis fiscaux présents sur la liste grise de l’OCDE

jeudi 1er octobre 2009

Les banques françaises vont quitter les paradis fiscaux présents sur la liste grise de l’OCDE

01/10/2009 | Mise à jour : 18:35 |

D’ici mars 2010, les établissement auront tous fermé leurs filiales dans les pays présents sur la liste grise de l’OCDE.

L’ensemble des banques françaises va suivre l’exemple de BNP Paribas. Cette dernière a annoncé en debut de semaine sa décision de fermer toutes ses filiales et sucursales présentes dans les pays présents sur la liste grise de l’OCDE. Une démarche que vont donc imiter les autres grandes banques françaises, selon l’annonce faite jeudi par le vice-président de la Fédération bancaire française François Pérol, à l’issue d’une réunion à l’Elysée qui réunissait Nicolas Sarkozy, François Fillon, et les dirigeants des principaux établissements du pays.

« C’est une décision prise par l’ensemble des banques françaises », a indiqué le président de BPCE, le groupe né de la fusion entre la Banque populaire et la Caisse d’Epargne. « Le président a fait le tour des suites du G-20 sur trois points très importants », a-t-il indiqué, à savoir les rémunérations des traders, les normes prudentielles et les pays non-coopératifs ou paradis fiscaux.

Baudouin Prot, directeur général de la BNP Paribas, avait récemment déclaré que la banque allait fermer ses filiales dans les paradis fiscaux qui resteront sur la liste « grise ». La banque va ainsi quitter Panama et les Bahamas.

« Ces déclarations sont encourageantes. Malheureusement ce n’est pas suffisant de se conformer à une liste qui fond comme neige au soleil », a indiqué à l’AFP Maylis Labusquière de l’ONG Oxfam, faisant écho aux critiques concernant la composition de ces listes.

Depuis leur publication en avril, douze pays dont d’importantes places financières (Suisse, Monaco, Luxembourg...) ont été « blanchis » après avoir réuni les douze conventions d’échange d’informations fiscales requises, même si certains de ces accords ont été signés... avec des paradis fiscaux.

« Il se peut que la promesse des banques n’engage à rien. Au rythme où les pays sortent de la liste grise, il n’y aura plus grand monde en mars », affirme à l’AFP Jean Merckaert, du Comité catholique contre la faim et pour le développement, en pointe sur ce dossier.

Lire la suite sur le site du journal Le Figaro.


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