Paradis fiscaux et judiciaires

Tracfin, la cellule antiblanchiment

vendredi 25 décembre 2009

Tracfin, la cellule antiblanchiment

le 24/12/2009 à 02h31

Mise en cause par le député PS Julien Dray, Tracfin (Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins) est la cellule de lutte contre le blanchiment d’argent du ministère des Finances (Bercy). Structure administrative dépendante du pouvoir politique, elle est devenue en quelques années l’un des plus gros pourvoyeurs d’affaires du pôle financier du tribunal de Paris.

Mis en cause dans des médias pour son train de vie, lâché par nombre de ses amis socialistes, Julien Dray a décidé de contre-attaquer en demandant un rendez-vous au président Nicolas Sarkozy pour évoquer le rôle de Tracfin dans ses ennuis judiciaires.

Peu connue du grand public, la cellule, créée en 1990, « représente entre 20 et 30 % de l’activité du pôle financier (du tribunal de Paris) et c’est un poids lourd pour la qualité des affaires transmises », selon un magistrat du parquet. Installé depuis 2008 à Montreuil, Tracfin occupe le premier étage hautement sécurisé (caméras, code et empreinte digitale) des nouveaux locaux de la direction des douanes. Soixante-dix agents et enquêteurs passent au crible les « déclarations de soupçons » (plus de 14 000 l’an dernier) transmises par les professionnels de la finance, des banques dans 80 % des cas.

Tracfin a vu, d’année en année, ses compétences s’élargir (drogue, crime organisé, corruption, terrorisme), mais des voix se sont parfois interrogées sur une éventuelle instrumentalisation politique de Tracfin par le pouvoir.

© L’Alsace


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