Paradis fiscaux et judiciaires

Des aides publiques disparaissent dans des paradis fiscaux

jeudi 1er mars 2012

Des aides publiques disparaissent dans des paradis fiscaux

Rédaction en ligne
mardi 28 février 2012, 06:39

La société belge BIO S.A., dont l’État belge est actionnaire à 84 %, a placé plus de 150 millions d’euros dans des fonds d’investissement situés aux Bahamas, à Guernesey et autres paradis fiscaux. Lire l’enquête dans Le Soir

En effet, depuis 2002, la Société belge d’investissement pour les pays en développement, BIO S.A, a engagé pas moins de 151,7 millions d’euros dans 36 fonds d’investissement domiciliés dans 11 juridictions. L’île Maurice est la destination privilégiée de BIO avec 11 fonds totalisant 42,7 millions d’euros. Viennent ensuite le Luxembourg et les îles Caïmans.

L’essentiel de ces fonds spéculent sur des PME à forte croissance dans les pays émergents. Des PME dont l’activité principale interpelle parfois : hôtel cinq étoiles au Nigeria, clinique privée pour touristes médicaux en Tunisie, fabricant costaricain de sodas en poudre pour Burger King...

Par ces investissements légaux, l’argent du contribuable belge emprunte les mêmes circuits financiers que l’argent du crime organisé, de la fraude et de la corruption. Certains de ces fonds sont même situés dans les lieux les plus symboliques de la finance « offshore », comme Ugland House (îles Caïmans), jadis qualifiée par Barack Obama de « plus grande arnaque fiscale du monde ».

Infographie.

Portfolio.


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