Paradis fiscaux et judiciaires

Credit Suisse veut en finir avec les fraudeurs fiscaux

mercredi 21 novembre 2012

Credit Suisse veut en finir avec les fraudeurs fiscaux

21/11 | 11:10 | mis à jour à 11:27

C’est ce que déclare Urs Rohner, le président du conseil d’administration de la banque, dans une interview au journal Tages Anzeiger à la veille de l’examen du traité fiscal conclu entre l’Allemagne et la Suisse par les députés allemands.

Interrogé par le journal suisse-allemand Tages Anzeiger sur le traité fiscal conclu entre l’Allemagne et la Suisse en avril dernier, Urs Rohner, le président du conseil d’administration de Credit Suisse, a pris une position sans équivoque . « Il est clair qu’accepter des fraudeurs fiscaux ne peut pas être un modèle d’affaires qui a de l’avenir », a déclaré le patron de la grande banque, dans une interview publiée mercredi.

Ce traité, qui prévoit une fiscalisation des fonds au noir placés en Suisse par des contribuables allemands, mais en préservant leur anonymat, doit être examiné vendredi par la Chambre haute du parlement allemand (Bundesrat). Selon toute vraisemblance, sa ratification devrait être refusée par les élus, dont la majorité s’oppose au texte, estimant qu’il est trop clément avec les fraudeurs. Si les clients de la banque zurichoise refusent de déclarer ces fonds, « la banque leur dira clairement qu’elle ne veut pas faire d’affaires avec eux », a ajouté M. Rohner.

Quant aux anciens clients, qui ont déjà des comptes à la banque avec des fonds non déclarés, Credit Suisse mettra fin à ses relations avec eux, a indiqué en substance le patron de la banque. « Nous tirerons les conséquences adéquates », si le client ne réagit pas à ces injonctions de la banque de déclarer ses fonds, a-t-il déclaré.
Un poids pour les relations germano-suisses

Urs Rohner espère malgré tout que ce traité sera ratifié par les Allemands, car selon lui la question des avoirs non déclarés, qui pèsent sur les relations germano-suisses, pourrait être réglée de façon « raisonnable ». Le montant des avoirs des Allemands placés sur des comptes en Suisse est estimé à environ 200 milliards d’euros.

Le traité germano-suisse, s’il est ratifié, devrait entrer en vigueur le 1er janvier prochain. Il prévoit à la fois un prélèvement une imposition comprise entre 21 et 41% des placements allemands en Suisse et l’application, pour l’avenir, du taux d’imposition pratiqué en Allemagne. En contrepartie, Berlin s’engage à renoncer aux achats de données de contribuables allemands détenant des fonds en Suisse volés par des employés.

SOURCE AFP


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