Paradis fiscaux et judiciaires

La Caraïbe, paradis des paradis fiscaux

mercredi 5 juin 2013

La Caraïbe, paradis des paradis fiscaux

R.L. / C.R.-V. France-Antilles Martinique 04.06.2013

Longtemps tolérés, les paradis fiscaux sont aujourd’hui dans le collimateur des instances internationales. Si Fort-de-France et Pointe-à-Pitre ne sont pas considérées comme des places financières offshore, elles sont entourées d’îles à l’opacité financière avérée. Trafic de drogue, blanchiment d’argent, financement du terrorisme, tout est lié. Spécialement dans la Caraïbe, zone à risques.

Le Gafic est une organisation internationale peu connue. Pourtant, depuis 1996, il se réunit deux fois par an, dans sa région d’action, le bassin caribéen. Prolongement local du GAFI (Groupe d’action financière internationale), le Groupe d’action financière des Caraïbes (Gafic), dont le secrétariat est basé à Trinidad et Tobago, lutte contre le blanchiment de capitaux. D’Antigua au Venezuela, des Bahamas à Sainte-Lucie, des îles Caïman au Surinam, les États ou juridictions de la région sont tous là. À ces 29 membres, s’ajoutent sept États, dont la France, qui ont des intérêts dans la région.
La semaine dernière, la première séance plénière 2013 s’est réunie à Managua, au Nicaragua. Philippe Goyhénèche, qui dirige la cellule de lutte contre le blanchiment d’argent à l’Iedom, en était le représentant français. D’emblée, il l’affirme : « Sans la Martinique et la Guadeloupe, la France ne serait pas présente. Nous avons intérêt à contribuer au Gafic, afin d’améliorer son action et ne pas laisser les Américains et les Anglais gérer seuls cette région » . Patrice Roth, de l’association Atlas Caraïbe, détaille : « Les gigantesques flux de capitaux et de marchandises que génère le système économique et financier américain nourrissent de nombreux espaces et échanges hors la loi. »
Cette réalité pousse tous les acteurs locaux de cette répression à abonder dans le même sens : notre proximité avec des îles considérées comme des paradis fiscaux ne fait qu’accroître la surveillance. Ce « point de vigilance supplémentaire » est centré sur les capitaux qui entrent. Il faut en vérifier l’origine et leur conformité avec la réglementation française. Lire la suite du dossier sur le site internet de France-Antilles.


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