Paradis fiscaux et judiciaires

L’arsenal chimique syrien, massif et sophistiqué

lundi 2 septembre 2013

Monde

L’arsenal chimique syrien, massif et sophistiqué

29 août 2013 à 22:06

Le programme clandestin du régime comprendrait des centaines de tonnes de sarin et de gaz moutarde.

Par BLAISE GAUQUELIN De notre correspondant à Vienne

Le régime syrien est soupçonné par les services de renseignements occidentaux de détenir l’arsenal chimique et biologique le plus important du Moyen-Orient, et l’un des plus sophistiqués au monde. Le Centre d’études et de recherches scientifiques (CERS), établi à Damas en 1971 et visé par des sanctions américaines depuis 2007 seulement, constituerait le cœur d’un programme clandestin aussi varié que complexe. Selon le Center for Nonproliferation Studies, un centre d’études américain sur les armes de destruction massive qui fait référence, la Syrie détient plusieurs centaines de tonnes de sarin et de gaz moutarde, utilisables en artillerie lourde et en aviation. L’ONG Global Security Newswire parle, elle, d’ypérite (l’autre nom du sarin) et de tabun, un second gaz neurotoxique, mais aussi de roquettes et d’un jeu d’une centaine de missiles permettant de disperser ces agents.

Paradis fiscaux. Les armes chimiques sont produites sur le site d’Al-Safir, près d’Alep, mais aussi à Homs, à Lattaquié et à Hama. En 2012, elles étaient encore stockées à quelques kilomètres à l’est de Damas, à Khan Abou Shamat précisément, et non loin de Homs, à Furqlus. Mais des mouvements ont été récemment observés autour de ces sites, protégés par l’armée, et il est très probable que les armes chimiques aient été déplacées et disséminées en une dizaine de localités ou enfouies lors de ces derniers mois.

C’est l’Egypte qui avait vendu les premiers stocks à la Syrie, avant la guerre du Kippour, en 1973, selon le Centre d’études de sécurité internationale et de maîtrise des armements (Cesim). Mais, depuis les années 80, Damas développe ses propres capacités de recherche et de production. La Syrie a bénéficié des réseaux classiques de l’URSS, puis de la Russie, de l’Iran, de la Chine et de la Corée du Nord, et elle s’est aussi approvisionnée auprès des firmes occidentales. Désormais, elle se fournit par le biais de sociétés écrans établies dans les paradis fiscaux. Depuis qu’Israël a bombardé unilatéralement son réacteur clandestin de conception nord-coréenne, à Deir el-Zor, en 2007, Damas aurait accéléré son programme chimique. Lire la suite sur le site du journal Libération.


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