Paradis fiscaux et judiciaires

Evasion fiscale : Les Anglais sont trop forts…

mardi 25 février 2014

Par Woodward et Newton

lun, 24/02/2014 - 19:45

Evasion fiscale : Les Anglais sont trop forts…

Nom de code : working wheels ; un dispositif adopté par 450 célébrités d’Outre-Manche pour payer beaucoup moins d’impôts…

Depuis quelques jours, les médias britanniques font un « triomphe » à Chris Moyles, ex-animateur/producteur du célèbre programme matinal de Radio 1 sur la BBC diffusé pour la dernière fois le 14 septembre 2012. Avec 450 autres célébrités fortunées (il touchait 700 000£ par an à l’époque rien que pour son show d’avant le breakfast) Chris vient en effet d’être condamné par le fisc de sa très Gracieuse Majesté (le « HM Revenue & Custom ») pour avoir poussé beaucoup trop loin le bouchon des déductions fiscales. Ayant imprudemment suivi les recommandations de son entourage d’entrer dans le dispositif mis au point par des conseillers fiscaux un brin sulfureux réunis sous la dénomination sociale NT (pour « No Tax ») ADVISORS.

L’affaire, créée par Anthony Mehigan qui vit à l’année dans le charmant village de Saint Brelade à Jersey, et son compère Matthew Leslie Jenner qui préfère l’air plus pur de l’Alberta, est un véritable cauchemar pour le fisc britannique.

Chacun de leurs montages est un casse-tête qui mobilise pendant plusieurs années l’énergie des inspecteurs des impôts les plus pointus et des procès interminables pour parvenir à démontrer qu’il ne s’agit le plus souvent que de machines à blouser le fisc british.

On relève, au palmarès des malfaisants, le désormais tristement célèbre Cup Trust, une affaire « caritative » fondée en 2009 qui a collecté près de 177 millions de £ soit plus de donations que la Fondation britannique du Cœur et l’Armée du Salut réunies, et qui n’avait finalement qu’un seul trustee dénommé Mountstar PTC basé aux Iles Vierges Britanniques dont les administrateurs n’étaient autres que Mehigan et Jenner. Rien qu’avec Cup Trust, les donateurs sont parvenus à ne faire que 135 000£ de dons et à néanmoins prétendre à 55 millions de £ de déductions au titre de versements à des œuvres de charité ! Quant aux concepteurs du système, ils percevaient à titre d’honoraires, entre 5 et 10% des économies réalisées par leurs clients.

Pour « Working Wheels » une sorte de remake fiscal de la Roue de la Fortune, les deux lascars avaient monté un dispositif d’une complexité effarante faisant apparaître une banque offshore et une cascade de créances, de dettes et de dépôts de garantie. Lire la suite sur le site du journal Bakchich.


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