Paradis fiscaux et judiciaires

Des fonds luxembourgeois qui inquiètent

mardi 6 mai 2014

Recapitalisation du journal Libération

Des fonds luxembourgeois qui inquiètent

La LUPB, société anonyme de droit luxembourgeois appartenant à Bruno Ledoux, actionnaire de référence de Libération, vient d’avancer 4 millions d’euros au journal, dans le cadre de sa recapitalisation. Une manœuvre dont s’étonnent – pour ne pas dire s’inquiètent – aujourd’hui les salariés du quotidien dans un article qu’ils viennent de publier.

Par : Frédéric Antzor

Le protocole d’accord validé par le tribunal de Paris prévoit la recapitalisation du quotidien Libération à hauteur de 18 millions d’euros. Et c’est Bruno Ledoux, l’actionnaire de référence du journal, qui s’est engagé à les trouver en cherchant un nouvel actionnaire.

En attendant, en guise de gage et pour donner un peu d’oxygène à la trésorerie de Libération, il a déjà avancé 4 millions d’euros à propos desquels les salariés du journal s’inquiètent désormais de la provenance.

« Les salariés ont appris que ce n’était finalement pas Bruno Ledoux qui leur avait prêté 4 millions d’euros, et que l’argent avait suivi un parcours particulier », peut-on lire aujourd’hui dans Libération, qui explique que la société BLHM de Bruno Ledoux « a elle-même reçu un prêt de l’investisseur extérieur précité, qui n’a pas souhaité intervenir directement avant l’augmentation de capital ».

Souhait de transparence

Toujours selon le journal, dans la convention qui a permis de placer les 4 millions sous séquestre jusqu’à l’homologation du protocole, « on apprend que les 4 millions du mystérieux investisseur ont transité par le Luxembourg et une filiale de Bruno Ledoux, la LUPB, société anonyme de droit luxembourgeois ».

« François Moulinas, le président du directoire de Libération n’a pas voulu expliquer pourquoi l’argent avait besoin de transiter par ce paradis fiscal », poursuit l’article, signé par les salariés de Libération. « Une entreprise de presse n’est pas une société comme les autres », poursuivent-ils. « On doit savoir qui la contrôle, qui investit dans son capital. S’il s’agit bien de Bruno Ledoux, pourquoi ne pas le dire ? S’il s’agit d’un investisseur caché, quand souhaitera-t-il se démasquer ? ». Lire la suite sur le site Paperjam.


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