Paradis fiscaux et judiciaires

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Comment un pays devient-il le paradis de l’argent sale ? L’exemple des Seychelles

jeudi 12 juin 2014

Comment un pays devient-il le paradis de l’argent sale ? L’exemple des Seychelles

Repéré par Étienne Goetz

Monde

Economie

12.06.2014 - 15 h 36 mis à jour le 12.06.2014 à 15 h 40

Une enquête du consortium international de journalistes d’investigation (ICIJ) explique en détail comment les Seychelles sont devenues le paradis de l’argent sale : créer tout le système fiscal avec un criminel rompu à la fraude fiscale, garantir l’immunité aux criminels qui investissent dans l’archipel, et ne tolérer pour seule opposition que des personnes impliquées dans l’industrie offshore.

Malgré les efforts des puissances occidentales pour mettre fin aux paradis fiscaux, les Seychelles demeurent un point central de l’industrie offshore plus que jamais attractif pour les mafias russes européennes. C’est en résistant aux pressions de l’OCDE que les Seychelles sont devenues un « nouveau paradis », selon Euan Grant, un ancien fonctionnaire britannique. Au même titre que Singapour, les Emirats arabes unis ou l’île Maurice.

Avant d’être un paradis fiscal, les Seychelles ont d’abord connu une période coloniale. Elles appartenaient à la France. Mais à la suite des guerres napoléoniennes, elles passent aux Anglais. Ce n’est en 1976 que l’archipel obtient son indépendance. En 1977, le Premier ministre socialiste France-Albert René prend le pouvoir par la force. Les hommes forts du nouveau pouvoir sont James Michel, actuel président et à l’époque ministre des Finances, et un Italien, Giovanni Mario Ricci, personnage central de l’industrie offshore. Lire la suite.