Paradis fiscaux et judiciaires

A Lausanne, deux entités nient tout rôle opaque dans le naufrage d‘Espirito Santo

samedi 9 août 2014

banque samedi 09 août 2014

A Lausanne, deux entités nient tout rôle opaque dans le naufrage d‘Espirito Santo

Par Pierre-Alexandre Sallier

A Lausanne, Eurofin et Banque Privée Espirito Santo nient tout rôle opaque dans le naufrage du conglomérat portugais Espirito Santo Lisbonne s’intéresse de près au groupe Eurofin et à Banque Privée Espirito Santo. Ces deux entités suisses réfutent fermement avoir servi de canal de financement parallèle à l’empire portugais

Une association récemment créée par les clients de la banque portugaise en détresse Espirito Santo vient d’interpeller jeudi le Ministère des finances à Lisbonne. Pour qu’il les « éclaire de manière claire, détaillée et objective » sur « des placements vendus par l’établissement ou des entités qui lui sont liées ». Et notamment par « Banque Privée Espirito Santo » installée à Pully (VD) depuis plus de trois décennies.

Cinq jours auparavant, au terme d’un week-end de tractations ayant conduit au renflouement à hauteur de 5 milliards d’euros du groupe bancaire portugais, une autre société lausannoise était pointée du doigt par les autorités monétaires portugaises. Intervenant dimanche soir pour expliquer cette nationalisation, le gouverneur de la banque centrale, Carlos da Silva Costa, a chiffré le rôle joué dans ce désastre par des « placements de titres » impliquant une filiale de la société Eurofin et « ayant donné lieu à 1,2 milliard d’euros de pertes dans les comptes » de ce qui fut la plus grande banque du pays.

Ces interpellations publiques visant le rôle de ces deux entités suisses dans la débâcle d’un empire familial surendetté ont été amplifiées, lundi, par un article du Wall Street Journal focalisé sur Eurofin. Selon le quotidien, cette société lausannoise d’une centaine d’employés était chargée de « structurer » – en clair d’agglomérer et d’emballer – les emprunts des entités les plus en difficulté du conglomérat dans des « produits » destinés au « grand public ».

[...] La banque lausannoise admet cependant qu’elle a bien été « dépositaire » et « conseillère » d’un fonds de placement « mis en place avec le concours d’Eurofin » en 2007 et immatriculé aux îles Caïmans sous le nom ExS Fund (SPC) Ltd. « Les investissements de ce fonds ont été choisis sur la base des recommandations de la banque », rétorque Eurofin, lorsque lui est rappelée l’existence de ce fonds dont elle reste gestionnaire. Les 60 millions de francs dont est chargé ce véhicule sont en effet déposés « majoritairement mais pas exclusivement » dans des emprunts à courte échéance contractés par « des entités du groupe Espirito Santo telles Rioforte, Espirito Santo Financial Luxembourg, Espirito Santo International », relate de son côté la banque. Lire la suite sur le site du journal Le Temps.


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