Paradis fiscaux et judiciaires

Deux sociétés tunisiennes mêlées à des pots-de-vin du scandale de vente d’hélicoptères à l’Inde

mercredi 24 septembre 2014

24-09-2014 : Tunis : Deux sociétés tunisiennes mêlées à des pots-de-vin du scandale de vente d’hélicoptères à l’Inde

AfricanManager

La Tunisie est-elle devenue un pays-relais pour les transactions internationales suspectes ? En tout cas, deux sociétés qui y sont établies se sont prêtées à des agissements illégaux en servant de point de passage et de transfert de pots-de-vin sous couvert de services de consultance dans le cadre d’un scandale qui éclabousse actuellement l’Inde après la découverte d’une affaire de pots-de-vin dans le marché d’achat par l’armée de l’air indienne d’hélicoptères auprès du constructeur italo-britannique Agusta Westland. La presse indienne en fait ses choux gras et le quotidien « The Hindu » vient de révéler que l’un des acteurs principaux de cette affaire a été arrêté.

Il s’agit de Gautam Khaitan, ancien membre du conseil d’administration d’une société de technologie basée à Chandigarh dont le nom a été cité dans le scandale de pots-de- vin pour l’achat par l’Inde d’hélicoptères auprès du constructeur Agusta Westland d’un montant de 3,700 milliards de roupies indiennes. Il est le premier accusé à être arrêté mardi par la Direction d’application de la loi en Inde (ED) pour son rôle présumé dans l’acheminement des fonds pour des commissions occultes.

L’ED a cherché à interroger Khaitan sous le régime de la garde à vue, estimant que, grâce à lui, elle pourrait démasquer le réseau de sociétés soupçonnées d’être impliquées dans la gestion de l’argent porté disparu, en particulier dans les comptes de la banque LGT basée au Lichtenstein.

Selon des sources citées par le journal, l’ED a constaté que certains des employés de Khaitan étaient des directeurs dans les entreprises associées aux bénéficiaires de certains comptes bancaires déposées à LGT.

Le nom de Khaitan figure également dans la liste des 600 entités d’origine indienne, divulguées en 2013 par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), qui avait, via des sociétés écrans ou en leur nom propre, placé de l’argent dans des paradis fiscaux. Lire la suite.


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