Paradis fiscaux et judiciaires

La Suisse à l’origine d’une enquête pour...

mercredi 29 octobre 2014

La Suisse à l’origine d’une enquête pour corruption politique en Espagne

29.10.2014 19:52

Une vague d’arrestations menées par la police espagnole visant des politiciens et des entrepreneurs a comme origine une commission rogatoire helvétique. Le MPC a ouvert une procédure pénale en Suisse.

La dernière affaire de corruption qui secoue le monde politique espagnol - et qui a mené à une cinquantaine d’arrestations lundi - découle d’une enquête suisse. La presse ibérique raconte que l’envoi d’une commission rogatoire à la justice espagnole en décembre 2013 a déclenché l’investigation, dénommée "Punica".

Les journaux ibériques assurent que l’Espagne a reçu de la Suisse des informations sur des mouvements suspects sur les comptes helvétiques de Francisco Granados, ancien secrétaire général du Parti populaire (PP, droite) à Madrid, et de David Marjaliza, entrepreneur actif dans le bâtiment, considérés tout deux comme des personnes exposées politiquement (PEP).

Francisco Granados détenait au moins un compte chez BNP Paribas à Genève. Les établissements où étaient ouverts les autres comptes ne sont pas encore connus. Au total, les deux hommes auraient déposé 5,8 millions d’euros (7 millions de francs), rapporte El Pais mercredi.

Deux commissions rogatoires suisses

Le Ministère public de la Confédération (MPC) a confirmé à la RTS mener une procédure pénale contre inconnu pour soupçon de blanchiment suite à une annonce du Bureau de communication en matière de blanchiment d’argent (MROS) à Berne.

Dans le cadre de cette instruction, le MPC atteste avoir requis l’assistance des autorités espagnoles par la voie de l’entraide judiciaire en transmettant deux commissions rogatoires.

Marc Renfer

L’opération Punica

L’opération espagnole se concentre sur un réseau de corruption actif dans les régions de Madrid, Murcia, Leon et Valence.

Des entrepreneurs du bâtiment auraient versé des commissions illégales à des politiciens et fonctionnaires afin de mettre la main sur des contrats publics.

Les autorités espagnoles estiment que les responsables impliqués ont touché environ 3% d’un total de 250 millions d’euros sur deux ans.

Source RTS.


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