Paradis fiscaux et judiciaires

La Suisse continuera d’accueillir les milliards du monde entier

samedi 1er novembre 2014

La Suisse continuera d’accueillir les milliards du monde entier

Le Point - Publié le 31/10/2014 à 12:55

Malgré la fin du secret bancaire, une étude révèle que la Suisse se maintiendra en tête des centres offshore mondiaux, devant les Caraïbes et Panama.

De notre correspondant à Genève, Ian Hamel

Au moment où une cinquantaine de pays signent à Berlin, sous la houlette du Forum fiscal mondial, un accord sur l’échange automatique de données fiscales, l’Association suisse des banquiers et The Boston Consulting Group révèlent que de fort belles perspectives de croissance s’offrent aux banques suisses, comme à leurs concurrentes de Jersey, des îles Vierges britanniques ou de Singapour.

En 2013, la Suisse, première place pour la gestion de fortune transfrontalière (c’est-à-dire l’argent des sociétés et des particuliers placé dans un pays étranger), se reposait sur 1 750 milliards d’euros. Soit le double de ses concurrents, les Caraïbes et Panama (890 milliards) et les îles Anglo-Normandes et Dublin (870 milliards). En 2013, le classement ne sera pas modifié : 1er la Confédération (2 000 milliards d’euros), 2e les Caraïbes (1 160 milliards), 3e les îles Anglo-Normandes (1 080 milliards).

[...] Comment expliquer que la place financière helvétique va continuer à se renforcer, alors qu’elle devrait perdre son principal atout, le secret bancaire ?

[...] Le départ des "petits" clients

En fait, les places offshore se débarrassent des "petits" clients qui ne rapportent pas beaucoup d’argent et créent des soucis, à l’image de Jérôme Cahuzac. Le rapport de l’Association suisse des banquiers souligne d’ailleurs que "la pression politique exercée par l’Europe et les États-Unis [...] a en effet suscité l’inquiétude des clients. Les opérations avec les clients affluents, c’est-à-dire ceux détenant un patrimoine inférieur à 1 million de francs suisses [environ 830 000 euros], ont été les plus touchées." Pour ce segment, "l’offre de prestations à partir de la Suisse perd le plus de son attrait en termes relatifs".

Dissimuler ses avoirs derrière des sociétés-écrans, des fondations et des trusts réclame des investissements importants. Il faut notamment rémunérer des avocats et des administrateurs prête-noms. Seules les personnes possédant plusieurs dizaines de millions d’euros continueront à fréquenter les bords des lacs Léman, de Lugano ou de Zurich. Lire la suite.


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