Paradis fiscaux et judiciaires

PwC, le cabinet d’audit au coeur du « Luxembourg Leaks »

jeudi 6 novembre 2014

PwC, le cabinet d’audit au coeur du « Luxembourg Leaks »

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Par Géraldine Russell Mis à jour le 06/11/2014 à 13:36 Publié le 06/11/2014 à 12:23

On les appelle les « Big Four ». Avec trois autres entreprises, PricewaterhouseCoopers fait la pluie et le beau temps dans le milieu financier. Mais cette toute-puissance comporte sa part d’ombre.

PricewaterhouseCoopers sera-t-il vraiment « too big to fail » ? Le cabinet d’audit britannique, dont plus de 28.000 pages d’accords fiscaux secrets ont été analysées par le consortium mondial de journalistes ICIJ, va devoir répondre des activités opaques de ses clients. Moins connu qu’Ikea, plus discret qu’Amazon, le groupe PwC n’en reste pas moins l’artisan d’un système complexe -mais terriblement efficace- d’optimisation fiscale à grande échelle.

Les clients du groupe, parmi lesquels d’autres grands noms tels que Pepsi, les assurances AIG ou encore la Deutsche Bank, bénéficient ainsi à la fois des missions de conseil et d’expertise de PwC. Les avocats d’affaires, travaillant pour des filiales du groupe, aident ces entreprises à transférer une partie de leurs bénéfices dans des paradis fiscaux où le système de taxation leur est plus favorable. Une pratique décriée mais pas illégale pour autant. Les auditeurs de PwC sont ensuite chargés d’éplucher et de certifier les comptes de ces sociétés.

Le cabinet s’est défendu de toute manipulation frauduleuse, soulignant auprès de l’ICIJ que ses missions sont réalisées « en adéquation avec les lois financières européennes et internationales en vigueur » et sont « guidées par le code de conduite de PwC ». Le groupe précise en effet sur la version française de son site internet qu’il a « l’intégrité » pour valeur et participe « à la lutte contre la corruption et la délinquance financière » dans le cadre de sa « responsabilité sociétale ».

[...] Pourtant, PwC et les trois autres « big four » sont l’objet de critiques virulentes depuis de nombreuses années. Montrés du doigt par les militants anti-corruption mais également d’anciens employés pour leurs pratiques à la limite de la légalité, ces quatre géants constituent également un lobby particulièrement puissant. L’ICIJ souligne ainsi que « les big four ont gagné en influence en aidant les gouvernements à créer les lois qui établissent les règles du système offshore et en faisant pression pour les conserver telles qu’elles leur conviennent ». Lire la suite sur le site internet du journal Le Figaro.


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