Paradis fiscaux et judiciaires

L’ONG Eurodad dénonce les dérives de l’aide au développement

jeudi 6 novembre 2014

L’ONG Eurodad dénonce les dérives de l’aide au développement

Richard Hiault / Grand reporter | Le 06/11 à 15:26, mis à jour à 15:31

+ DOCUMENT Le financement international de l’aide au développement passe souvent par les paradis fiscaux dénonce dans un rapport l’ONG Eurodad qui a analysé la politique de 17 institutions financières.

Un véritable pavé dans la mare. L’Organisation Non Gouvernementale (ONG) Eurodad dénonce, dans un rapport (« Going Offshore ») publié mecredi, les dérives constatées dans la politique suivie par les institutions financières de Développement. Selon le document d’un peu plus de 20 pages, ces dernières qui financent des entreprises dans les pays en voie de développement transfèrent des millions d’euros vers des paradis fiscaux opaques. Pour faire simple, « les institutions de financement du développement fournissent aux paradis fiscaux un revenu et une certaine légitimité », regrette Mathieu Vervynckt, l’auteur du rapport.

Au travers de l’analyse de 3 institutions multilatérales – la Société Financière Internationale (SFI) filiale de la Banque Mondiale, la Banque Européenne d’Investissement (BEI) et la Banque Européenne pour la Reconstruction et de la Développement (BERD) – et 14 institutions financières de développement bilatérales, Eurodad relève par exemple qu’à la fin 2013, deux tiers (118 sur 157) des fonds d’investissement de l’institution de financement du développement britannique, la Commonwealth Development Corporation (CDC), sont passés par les 20 premiers pays de l’indice d’opacité. Entre 2000 et 2013, un total de 3,04 millions d’euros avait été versé à ces fonds directement de la CDC, dont 442,56 millions pour l’année 2013 à elle seule.

Au 31 décembre 2012, l’institution allemande Deutsche Investitions- und Entwicklungsgesellschaft avait soutenu 46 projets d’investissement, dont au moins sept ont été distribués par des paradis fiscaux comme les îles Cayman ou l’île Maurice. Sur les 42 fonds d’investissements alimentés par l’institution d’investissement belge, la Belgian Investment Company for Developing Countries, 30 étaient basés dans des paradis fiscaux. Début juin 2014, ces investissements représentaient 163 millions d’euros. Entre 2009 et 2013, la SFI a versé 1,7 million d’euros à des intermédiaires également situés dans les paradis fiscaux du top 20 de l’indice d’opacité.

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/monde/europe/0203915355473-long-eurodad-denonce-les-derives-de-laide-au-developpement-1061710.php?m6hYbZL2jvdduMcm.99


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