Paradis fiscaux et judiciaires

L’intermédiaire saoudien des frégates Sawari hospitalisé à Paris

samedi 8 novembre 2014

L’intermédiaire saoudien des frégates Sawari hospitalisé à Paris

decryptages - Par mondafrique - Publié le 07 Nov, 2014

Grande fortune saoudienne, acteur clé de l’affaire de la vente des frégates françaises Sawari II à l’Arabie saoudite, Khaled Bugshan a été placé, il y a deux jours, en soins intensifs à l’hôpital américain de Neuilly sur Seine, près de Paris. Accusé par l’intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine d’avoir placé les fonds provenant des commissions des frégates dans des paradis fiscaux et notamment au Qatar, l’homme n’a pourtant jamais été entendu par le juge Renaud Van Ruymbeke chargé de l’instruction.

[...] Le richissime homme d’affaires saoudien Khaled Bugshan, acteur clé de l’affaire des frégates Sawari II a été placé avant-hier en soins intensifs à l’hôpital américain à Paris. Cité par l’intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine dans l’affaire de la vente des frégates françaises Sawari II à l’Arabie Saoudite en 1994, l’homme n’a toujours pas été entendu par les juges.

[...] La galaxie Bughsan

Près de basculer dans les oubliettes de l’histoire, son témoignage pourrait pourtant éclairer la justice sur le placement de commissions illégales issues de ce contrat dans plusieurs paradis fiscaux, et spécifiquement au Qatar. Grande fortune saoudienne, Bughsan fut au cœur des luttes intestines qui grignotaient la droite française à l’époque. En 1996, après l’élection de Jacques Chirac, le soldat Bughsan et ses proches, véritables pivots de la chiraquie, eurent pour mission de ramener dans leur camp le flot d’argent qui avait pu, à l’époque, profiter à l’éternel rival, Edouard Balladur, par le biais de rétrocommissions.

Or, dans plusieurs procès verbaux liés à l’affaire Karachi, Ziad Takieddine accuse une banque genevoise, le Crédit agricole suisse, d’avoir récupéré des commissions illégales versées dans le cadre du contrat Sawari II. Des allégations confirmées par les enquêtes judiciaires. La justice a découvert que le Crédit agricole suisse avait effectivement versé, après 1997, des sommes très importantes à deux sociétés écrans, Parinvest et Issham. Lesquelles étaient représentées par un haut cadre franco-yéménite du Crédit agricole suisse, Wahib Nacer, et par Khaled Bughsan. Lire la suite.


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