Paradis fiscaux et judiciaires

"La françafrique n’a pas disparue"

lundi 17 novembre 2014

Genève internationale

"La françafrique n’a pas disparue"

Par Alain Jourdan.

Beaucoup auraient préféré qu’il se taise. Robert Dulas a choisi de se mettre à table. Pas pour balancer, pour évoquer...

Dans « Mort pour la françafrique » paru chez Stock, Robert Dulas évoque sa longue carrière d’homme de l’ombre brutalement interrompue le 12 mai 2011. Ce jour-là, son associé Pierre Marziali, cofondateur de la SECOPEX, l’une des toutes premières sociétés militaires privées (SMP) françaises, est abattu d’une balle dans le dos à Benghazi. Robert Dulas, alias « bob », souvent présenté comme une barbouze à la réputation sulfureuse ne s’est jamais remis de la mort de son ami. Aidé de deux journalistes d’investigation, il livre aujourd’hui sa version des faits et surtout ses doutes. Officiellement, Pierre Marziali a été abattu au cours d’un contrôle qui aurait mal tourné. Mais Robert Dulas révèle que son associé avait transmis, avant son départ pour la Libye, une note de renseignement aux autorités françaises. Son contenu est explosif.

[...] Parlons des Sociétés militaires privées (SMP) comme celle qui était la vôtre. Elles ont mauvaise réputation. Ici à Genève, l’ONU essaie de réglementer leurs activités. Qu’en pensez-vous ?

J’y suis totalement favorable. Secopex était la seule société française à s’afficher officiellement en tant que SMP. Avec Pierre Marziali nous avions fait les démarches auprès de l’Assemblée nationale, du Ministère de la défense, du Ministère de l’intérieur et des Affaires étrangères pour que l’activité de ces sociétés soit encadrée. A plusieurs reprises, j’ai vu débarquer des gens avec des valises pleines d’argent. Ils nous demandaient de monter des opérations qui n’étaient pas très propres. Nous avons toujours refusé mais d’autres ne se sont pas embarrassés de scrupules. Et pour être bien clair, je considère que ces sociétés n’ont pas à s’exonérer des règles posées par le droit international lorsqu’elles opèrent sur le terrain. Je tiens tout de même à rappeler que c’est un énorme marché contrôlé essentiellement par des sociétés anglo-saxonnes. Lire la suite sur le site de la Tribune de Genève.


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