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Le plus recherché des mafieux corses arrêté près de Paris

vendredi 28 novembre 2014

Le plus recherché des mafieux corses arrêté près de Paris

Le Point - Publié le 27/11/2014 à 19:27

Jean-Luc Germani, 49 ans, était en cavale depuis trois ans. Il est l’un des "parrains" au coeur des rivalités qui déchirent l’île.

Source AFP

Jean-Luc Germani, 49 ans, le membre du grand banditisme le plus recherché de France et figure du milieu corse, a été arrêté jeudi après-midi après trois ans de cavale près de Paris. Présenté comme un des "parrains" corses au coeur des rivalités qui déchirent le banditisme insulaire, il est le beau-frère de Richard Casanova, l’un des piliers du gang bastiais de la Brise de mer, cerveau présumé du casse de l’UBS à Genève en 1990 (125 millions de francs jamais retrouvés) et assassiné en 2008. "Jean-Luc Germani a été interpellé entre Puteaux et Neuilly", dans les Hauts-de-Seine, par l’ex-antigang, la Brigade de recherche et d’intervention (BRI), et "a tout de suite reconnu son identité", a affirmé une source judiciaire. "Un tuyau était parvenu il y a un mois à la police judiciaire parisienne, il a été exploité et un dispositif de filature et de surveillance a été mis en place", a-t-elle ajouté.

Jean-Luc Germani a été condamné en appel en octobre 2014 pour extorsion de fonds à six ans de prison et 100 000 euros d’amende dans le procès des acteurs du coup de force qui avaient débarqué, en janvier 2011, l’équipe dirigeante du cercle de jeux parisien Wagram, fermé depuis. "Son mandat d’arrêt va lui être notifié et il devrait selon toute vraisemblance être incarcéré ce soir" en région parisienne, selon une autre source policière. L’un de ses proches, Stéphane Luciani, considéré comme son homme de main, également condamné dans l’affaire Wagram, qui était aussi en cavale, avait été arrêté à Bastia en septembre.

Jean-Luc Germani est également recherché pour l’assassinat, en 2008, de Jean-Claude Colonna, cousin de l’ancien "parrain" du sud de l’île Jean-Jé Colonna, mort en 2006, et pour avoir menacé avec une arme à feu des gendarmes qui contrôlaient son camping-car en 2011. Mis en examen et écroué fin 2009 dans l’enquête sur la mort de Jean-Claude Colonna, Jean-Luc Germani avait été remis en liberté en 2010.

Cercle Wagram

Jean-Luc Germani a déjà été condamné à quatre reprises, notamment à quatre ans d’emprisonnement en juin 2005 pour détention d’armes et association de malfaiteurs. Mais sa condamnation la plus lourde est liée au coup de force contre le cercle Wagram. Le 19 janvier 2011, une équipe emmenée par lui avait débarqué fermement, mais sans violence l’équipe dirigeante du cercle de jeux, contrôlée par une autre figure du milieu corse, Jean-Angelo Guazzelli.

En se présentant en nombre au cercle Wagram, le clan Casanova entendait récupérer son bien, dont l’avait privé, trois ans plus tôt, un autre clan corse, la famille Guazzelli, après l’assassinat de Richard Casanova. Mais la reprise en main n’avait duré que quelques mois. Le cercle faisait, en effet, l’objet d’une enquête séparée qui avait abouti à une descente de police et la fermeture administrative, en juin 2011. Mais Jean-Luc Germani avait alors échappé à deux coups de filet successifs et était depuis en cavale. Situé près des Champs-Élysées, le Wagram est soupçonné d’avoir servi au détournement de plusieurs centaines de milliers d’euros au profit du gang bastiais de la Brise de mer. Ces soupçons de blanchiment d’argent sont au coeur d’une autre instruction, en cours d’achèvement, dont le procès devrait constituer le second épisode de la saga Wagram.

AFP


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