Paradis fiscaux et judiciaires

Le Crédit Agricole, une enseigne atypique à Genève, aux multiples métiers

mercredi 13 septembre 2006

SUPPLÉMENT SPÉCIAL : Le Crédit Agricole, une enseigne atypique à Genève, aux multiples métiers

Date de parution : Mercredi 13 septembre 2006

Auteur : Alain Massiera, Président de la Direction générale, Crédit Agricole (Suisse)

De par sa présence historique en Suisse, la palette de ses métiers, l’ampleur de son réseau et la forte croissance externe réalisée ces dernières années, le Crédit Agricole (Suisse) représente un établissement atypique dans le paysage bancaire helvétique.

Au sein des 356 banques présentes sur le sol helvétique, le Crédit Agricole (Suisse) joue clairement dans la deuxième ligue, entre les deux grandes banques suisses UBS et Crédit Suisse, qui constituent la première ligue, et la masse des établissements qui gèrent moins de 10 milliards d’actifs. Il serait toutefois erroné de croire que la banque n’a sa raison d’être que dans le seul domaine de la banque privée, bien au contraire. Avec des activités déployées dans le financement des matières premières, sur les marchés des capitaux, dans les crédits hypothécaires, la logistique (outsourcing bancaire) et, naturellement, la gestion de fortune, le Crédit Agricole (Suisse) fait figure d’établissement atypique. Aucune banque étrangère installée en Suisse ne dispose d’une telle palette de services, tant s’en faut.

Une histoire vieille de 130 ans
Mais là ne s’arrête pas l’originalité de la banque. Avec une présence historique sur le territoire qui remonte à 130 ans, une date anniversaire à relever comme il se doit, le Crédit Agricole (Suisse) a connu ces dernières années une croissance rapide, fruit des multiples fusions réalisées avec la Banque du Crédit Agricole (Suisse) en 1999, la Canadian Imperial Bank of Commerce (Suisse) en 2001, avec IntesaBci Bank (Suisse) en 2003 et le Crédit Lyonnais (Suisse) en 2005. Une telle expansion, synonyme de présence sur les cinq places financières du pays, de Lausanne à Bâle en passant par Lugano, Zurich et Genève, siège du groupe, a généré au sein de l’établissement un mélange de cultures unique qui fait aujourd’hui toute sa force.
Comme chacun le sait, les opérations de fusions et acquisitions ne sont jamais gagnées d’avance. Et pourtant, celles menées par la banque se sont toutes déroulées avec succès, comme le démontre la stabilité du personnel. Cela représente assurément un gage de qualité dans nos relations clients, notamment dans le domaine de la banque privée. Il en a également résulté cette palette de métiers très internationaux, qui offrent une source de connaissances et d’intelligence des marchés auxquelles nos gestionnaires de fortune peuvent s’adosser. Sans oublier les services d’outsourcing bancaire, une activité qui a commencé en 1994, proposés à des établissements tiers n’ayant pas la taille suffisante pour développer leur propre département de back-office et pour lesquels il n’existe qu’un seul vrai concurrent en Suisse.

Près de 50 milliards de fonds sous gestion
Il est évident que le seul nom du Crédit Agricole n’évoque pas spontanément des activités de banque privée. Est-ce pour autant un handicap ? Si cela pouvait effectivement l’être il y a quelques années, la taille que l’établissement occupe aujourd’hui, avec des montants sous gestion de l’ordre de 50 milliards de francs suisses, a permis de gommer cet inconvénient pour en faire un atout.
Cette absence d’image a en effet incité les équipes à davantage de performances au sein d’une architecture que nous avons très rapidement voulue ouverte. Une philosophie ancrée dans les gènes et les portefeuilles du Crédit Agricole (Suisse) depuis au moins sept ans et qui a également permis de sensibiliser la clientèle à un type de relations basées sur la durée.
De plus, même si les activités de banque privée s’adressent en priorité à une clientèle résidant en Suisse – une autre originalité de la banque – il est évident que l’expansion dans ce secteur se fait davantage dans les pays émergents qu’en Europe. Et là, force est de constater que l’existence d’un vaste réseau international et d’une marque reconnue sont des avantages de taille. Ce que peut revendiquer sans peine le Groupe Crédit Agricole dont la notation (AA- par Standard & Poor’s) parle d’elle-même. L’entité helvétique, qui a ouvert ses propres filiales à Nassau, Singapour, Beyrouth et bientôt à Hongkong et Montevideo, peut donc également compter sur la force du groupe partout où ses équipes tentent de gagner une nouvelle clientèle. Ce qui n’est pas un mince avantage si l’on songe simplement aux règles de compliance qui se durcissent et deviennent de plus en plus complexes à gérer au fil des ans.

Un style de gestion tout helvétique
Le Crédit Agricole (Suisse) s’est ainsi développé en appliquant les principes mêmes de gestion de fortune qui ont fait le succès de la place financière helvétique avec, toutefois, une touche internationale indispensable dans la mesure où sa clientèle l’est également. C’est finalement le lot de toute banque étrangère qui prend ses quartiers dans ce pays que de se mouler dans le style des établissements reconnus de la place, afin de gommer le désavantage de ne pas avoir des racines purement helvétiques. Pour la banque, cela signifie également de nombreux efforts à déployer afin de renforcer son ancrage régional et local.
Dans cet ordre d’idées, Crédit Agricole Financements, l’entité du groupe suisse active sur le marché hypothécaire non seulement helvétique mais également français et allemand, sera par exemple le prochain sponsor du Tour de Romandie. Fort de ce positionnement, Crédit Agricole envisage de poursuivre sa croissance organique dans le pays comme à l’étranger grâce à son réseau et de consolider sa position de banque dépositaire pour tiers gérants, un segment d’activité en forte expansion. Les acquisitions restent également d’actualité dans la mesure où, pratiquement, la majeure partie des établissements financiers du pays, avec moins de 15 milliards d’actifs sous gestion, n’ont pas la taille critique nécessaire pour envisager leur avenir en toute indépendance. Et dans ce registre, l’expérience passée du Crédit Agricole en matière de fusions et acquisitions est certainement un atout à faire valoir.

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Source Le Temps


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