Paradis fiscaux et judiciaires

Athènes veut rapatrier l’argent noir des fraudeurs grecs

jeudi 26 mars 2015 par marieagnes

Athènes veut rapatrier l’argent noir des fraudeurs grecs

Finances Relance des pourparlers entre la Grèce et la Suisse pour « apurer le passé » des avoirs grecs déposés sur des comptes HSBC.

Jacques de Watteville, le secrétaire d’Etat aux questions financières internationales de la Confédération, sera demain vendredi à Athènes pour rencontrer les deux vice-ministres grecs des Finances, Dimitris Mardas et Nadia Valavani. La dernière entrevue de haut niveau sur ce sujet entre Berne et Athènes remonte au 4 février 2014. La conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf, chargée des Finances, avait alors vu son homologue, Yannis Stournaras. Sans résultat tangible. Le premier ministre grec, Alexis Tsipras, a annoncé vendredi dernier depuis Bruxelles la reprise des négociations avec le gouvernement suisse « en vue d’un accord sur les dépôts de Grecs en Suisse ».

Aujourd’hui, pour Panagiotis Nikoloudis, ministre chargé de la lutte contre la corruption, il n’y a plus de temps à perdre : la Grèce a 60 milliards d’impôts impayés mais elle a par contre un trésor de 120 milliards d’euros à l’étranger. La lutte contre l’évasion fiscale du nouveau gouvernement de gauche radicale commence par la Suisse, car celle-ci détiendrait 80% de l’argent échappé au fisc grec. Ce que SwissLeaks a corroboré ; cette enquête d’un consortium de journalistes d’investigation a révélé en février 2015 un système international de fraude fiscale et de blanchiment d’argent, mis en place à partir de la Suisse par la banque britannique HSBC. Parmi les « comptes noirs », on trouve 2148 clients ayant un lien avec la Grèce, dans une liste à la Prévert : outre des hommes d’affaires, tel Laurentis Lavrentiadis, ou des armateurs, des juges, des journalistes, des militaires, des enseignants, des artistes, des agriculteurs et des femmes au foyer. Le plus étonnant est la présence de trois jeunes mineurs à hauteur de 2,8 millions de dollars.

[...] « En Grèce, ce circuit d’évasion fiscale passe par le biais d’entreprises virtuelles offshore. Des dizaines de milliards de dollars transitent pour le compte de plusieurs milliers de grands possédants par un vaste circuit de blanchiment, où sont impliqués des gouvernements et de partis politiques. »

[...] Cette collaboration gréco-suisse sera-t-elle efficace pour lutter contre l’immunité fiscale des nantis, qui gangrène la société grecque ? Difficile à prévoir, tant les exemples pullulent. Et il y a encore deux semaines, en effectuant un contrôle, on a découvert que Gikas Hardouvelis, le ministre des Finances du précédent gouvernement, avait envoyé durant deux semaines, en juin 2012, dans le paradis fiscal de Jersey, par l’intermédiaire de HSBC Suisse, près d’une cinquantaine de virements. Chacun d’un montant n’atteignant pas 10 000 euros (somme limite déclarable). Lire la suite sur le site de la Tribune de Genève.


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