Paradis fiscaux et judiciaires

Les multinationales ont pillé le continent noir de plus de 40 milliards de dollars.

jeudi 4 juin 2015 par marieagnes

© Koaci.com - Mercredi 3 Juin 2015 - Selon un communiqué rendu public ce mercredi 3 juin, par Oxfam Rechercher Oxfam international, les multinationales ont pillé le continent noir de plus de 40 milliards de dollars.

Dans son rapport intitulé « L’essor africain, réservé à une minorité », Oxfam Rechercher Oxfam révèle que l’Afrique a été escroquée de 6 milliards de dollars -rien qu’avec l’un des procédés mis en œuvre par les multinationales pour réduire leur facture fiscale (une somme qui correspond à six fois les fonds nécessaires pour combler le déficit de financement de la santé en Sierra Leone, au Libéria en Guinée et en Guinée Bissau) -, En 2010, une autre pratique appelée manipulation des prix, a permis aux multinationales, de soustraire au continent plus de 40 milliards de dollars, poursuit le rapport.

Le constat fait par Oxfam Rechercher Oxfam est rendu public alors que les dirigeants politique et du monde des affaires, bientôt à la 25e édition du Forum économique mondial sur l’Afrique.

Selon les évaluations de la CNUCED, les pays en développement perdent au total 100 milliards de dollars par an du fait d’une autre série de stratagèmes d’optimisation fiscale passant par les paradis fiscaux. Les entreprises font en outre pression pour bénéficier d’avantages fiscaux en échange de l’installation ou du maintien de leur activité dans les pays africains. En Sierra Leone, les avantages fiscaux accordés aux six plus grandes sociétés minières étrangères correspondent au total à 59 % du budget du pays ou huit fois son budget de l’éducation, peut-on lire dans le communiqué de presse dont KOACI a eu copie.

Le refus des multinationales de payer leurs impôts, cause un retard important au continent, « l’Afrique subit une hémorragie de milliards de dollars parce que les multinationales privent les États africains de recettes essentielles en ne payant pas leur juste part d’impôt, si ces ressources fiscales étaient investies dans l’éducation et la santé, les sociétés et les économies pourraient s’épanouir davantage à travers tout le continent », a dénoncé Winnie Byanyima, directrice générale d’Oxfam International.

Avant de suggérer que, « les leaders africains ne doivent pas rester les bras croisés pendant que les réformes fiscales internationales sont décidées et laissent libre cours aux procédés d’évasion fiscale des multinationales en Afrique. Les dirigeants du monde politique et des affaires doivent joindre leurs voix influentes aux appels de plus en plus pressants à la réforme des règles fiscales internationales. Les États africains doivent également adopter une approche plus progressive et démocratique de la fiscalité, et notamment exiger la fin des avantages fiscaux pour les entreprises étrangères. »

KOACI.


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