Paradis fiscaux et judiciaires

Berne accusé « d’enterrer » le scandale Magnitski

jeudi 4 juin 2015 par marieagnes

Berne accusé « d’enterrer » le scandale Magnitski

Soupçons de blanchiment Le patron du groupe financier Hermitage dénonce la lenteur du versant suisse de l’enquête. Il évoque le meurtre d’un second témoin clé.

C’est l’un des pourfendeurs les plus véhéments du Kremlin, croisade relatée dans un récent ouvrage, Red Notice. Et il interpelle à nouveau la justice fédérale helvétique. « L’affaire Magnitski reste ultrasensible — deux hommes y ont perdu la vie, dont celui qui a permis le lancement de l’enquête suisse — et pourtant, depuis plus de quatre ans elle donne l’impression d’être enterrée », s’étonne William Browder. « J’essaie depuis une année de présenter au procureur de nouvelles pièces à charge, en vain », clame celui qui fut l’un des hommes d’affaires étrangers les plus influents à Moscou. Il y a longtemps. Au cœur du chaos des années 90.

Le Ministère public de la Confédération confirme pourtant que « les investigations se poursuivent ». Trop lentement ? Le rythme « correspond à la complexité d’une affaire aux ramifications internationales », rétorque un porte-parole. Qui parle du blocage de « plusieurs millions » en Suisse. Selon une autre source, le total atteint la vingtaine de millions.

Son avocat meurt en cellule

Rappel des faits. Il y a quinze ans, à l’aube de l’ère Poutine, Hermitage — firme fondée par William Browder avec le soutien d’Edmond Safra — est incontournable à Moscou : dans ses soutes, 4 milliards de dollars confiés par des investisseurs. Vient l’heure de la disgrâce, en 2005. Au départ, une enquête sur une ardoise laissée au fisc par un richissime client. Puis des accusations de fraude fiscale. Des raids de police. Et une interdiction de territoire pour le médiatique financier londonien.

Son avocat moscovite, Sergueï Magnitski, relie alors cet acharnement à une machination ourdie par des responsables du fisc et de la police moscovites qui aurait rapporté 230 millions de francs, en partie planqués sur des comptes du Credit Suisse. D’où l’enquête helvétique. Arrêté en 2008 à Moscou, le juriste décédera un an plus tard. Dans sa cellule. Lire la suite sur le site de La Tribune de Genève.


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