Paradis fiscaux et judiciaires

Kazakhgate : l’étau se resserre autour d’Armand De Decker

mercredi 28 octobre 2015 par marieagnes

Kazakhgate : l’étau se resserre autour d’Armand De Decker

AFP Publié le mercredi 28 octobre 2015 à 12h25 - Mis à jour le mercredi 28 octobre 2015 à 16h40

Belgique

Le parquet de Bruxelles a annoncé mercredi qu’il soupçonnait l’ex-président du Sénat Armand De Decker d’avoir perçu de l’argent pour accélérer l’adoption d’une loi permettant à un homme d’affaires kazakh d’échapper à des poursuites, dans l’une des ramifications de l’enquête française du "Kazakhgate".

"Le parquet du procureur du Roi de Bruxelles mène une enquête visant à déterminer s’il est exact qu’un homme d’affaires kazakh aurait versé de l’argent à M. Armand De Decker pour qu’il accélère l’entrée en vigueur de la loi sur la transaction pénale élargie. Cet homme d’affaires kazakh aurait eu intérêt à pouvoir profiter de cette procédure", a indiqué le parquet dans un communiqué.

Selon "L’Echo", le milliardaire belgo-kazakh Patokh Chodiev - qui avait des démêlés avec la justice belge - a versé 500.000 euros à M. De Decker pour qu’il intervienne en sa faveur en accélérant l’adoption d’un loi, votée en un temps record par le parlement belge au printemps 2011.

L’homme d’affaires a ensuite échappé à une lourde condamnation en versant 23 millions d’euros à l’Etat belge, une transaction qui a mis fin aux poursuites. La loi, qui élargissait ce genre de "transaction pénale" aux faits de corruption, a ensuite très vite été corrigée, rappelle L’Echo.

Stefaan De Clerck entendu comme témoin

Le parquet de Bruxelles s’intéresse d’abord à M. De Decker, entendu à deux reprises en tant que "suspect", mais aussi au ministre de la Justice de l’époque, Stefaan De Clerck, entendu en tant que témoin, selon le communiqué. "La question est de savoir si M. De Decker, parlementaire et avocat, a oui ou non présenté frauduleusement comme des honoraires l’argent qu’il a reçu de l’homme d’affaires", précise le parquet.

M. De Decker nie en bloc. "Je n’ai fait que mon métier d’avocat (...) Cette loi était en préparation depuis des mois, c’est ridicule de penser que j’aie pu la faire modifier", a-t-il déclaré à L’Echo.

Le volet français de cette enquête porte sur des soupçons de corruption et de commissions occultes touchées en marge notamment d’un contrat de deux milliards d’euros conclu entre la France et le Kazakhstan, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, pour l’achat de 45 hélicoptères fabriqués par Eurocopter (devenu Airbus Helicopters) et 295 locomotives.


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