Paradis fiscaux et judiciaires

Trois Fribourgeois au cœur de la finance du Vatican

lundi 16 novembre 2015 par marieagnes

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Trois Fribourgeois au cœur de la finance du Vatican

Mis en ligne le 12.11.2015 à 05:56

Yves Genier

Récit. Les affaires financières du Saint-Siège gardent un parfum de scandale en dépit des efforts de deux Fribourgeois : l’ancien banquier Philippe de Weck dans les années 1980, et le spécialiste de la lutte antiblanchiment René Brülhart aujourd’hui. Ils se heurtent à la force d’un système édifié par un compatriote resté très discret, Henri de Maillardoz.

Le Vatican aime les Suisses. Il leur confie la garde du Saint-Père, une mission assurée par une centaine de soldats catholiques depuis 1506, qui se sont aussi rendus célèbres par leurs uniformes colorés. Le micro-Etat aime également leur déléguer ses finances, quoique de façon beaucoup plus discrète. Trois Helvètes, trois Fribourgeois, se sont succédé depuis le premier tiers du XXe siècle pour s’acquitter de cette tâche.

Le dernier, le plus visible, c’est René Brülhart. Vu comme une sorte de James Bond contre les criminels en col blanc, il préside l’Autorité d’information financière (AIF), l’organe de lutte contre le blanchiment d’argent du Saint-Siège. Nommé en 2012 par Benoît XVI, il a été confirmé dans ce rôle l’année suivante par le pape François, en dépit de maintes résistances internes. Après avoir reconstruit la réputation de la place financière du Liechtenstein, il tente de nettoyer plusieurs décennies d’abus et de scandales longtemps protégés par un épais secret. Manifestement pas toujours avec succès, puisque détournements de fonds et gestion désinvolte continuent, ainsi que le révèlent deux livres parus au début du mois en Italie.

C’est une autre affaire, nettement plus retentissante, qui avait amené il y a plus de trente ans un autre Fribourgeois place Saint-Pierre. En juillet 1982, Philippe de Weck, qui venait de quitter la présidence de l’ancienne Union de banques suisses, est mandaté avec deux autres banquiers internationaux par le bras droit de Jean-Paul II pour faire la lumière sur la faillite du Banco Ambrosiano, un établissement italien très lié à l’Eglise catholique.

Le caractère sulfureux de cet effondrement spectaculaire avait été souligné par l’apparent suicide de son patron Roberto Calvi. Il avait aussi révélé quelques aspects surprenants de l’empire financier de l’Institut pour les œuvres de religion (IOR), mieux connu comme la « banque du Vatican ». Financiers confirmés, les trois experts internationaux avaient incité quelques réformes, sans pour autant parvenir à un assainissement. Les finances vaticanes avaient conservé l’essentiel de leurs secrets. Lire la suite.


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