Paradis fiscaux et judiciaires

Comptes offshore de la Société générale : les explications fumeuses de Frédéric Oudéa

jeudi 12 mai 2016 par marieagnes

Panama papers

Comptes offshore de la Société générale : les explications fumeuses de Frédéric Oudéa

Par Renaud Lecadre — 11 mai 2016 à 17:51

Le patron de la Société générale a de nouveau été entendu au Sénat, après avoir déclaré lors d’une précédente audition que sa banque n’avait plus aucune activité au Panama, ce que l’enquête sur les « Panama papers » a contredit par la suite.

Frédéric Oudéa, patron de la Société générale, a désormais son rond de serviette au Sénat. Il a de nouveau été entendu mercredi matin devant la commission des finances, toujours à propos des activités offshore – et donc panaméennes – de sa banque. Il traîne comme un boulet sa précédente déclaration, en avril 2012, devant une commission d’enquête sénatoriale sur les paradis fiscaux : « Nous avons fermé nos implantations dans les pays figurant sur la liste grise », ces Etats croupions dits non-coopératifs en matière fiscale, « c’est-à-dire, en pratique pour nous, à Panama ». Avant de formaliser un peu plus sa pensée : « Je le répète, nous n’avons plus d’activité dans ces pays. »

Mercredi au Sénat, Oudéa a donc dû préciser, outre sa pensée, quelques chiffres embarrassants. A ce jour, la Société générale continue d’apporter son concours logistique à 66 sociétés offshore, dont six au Panama. On est loin des 979 coquilles pointées par l’ICIJ (Consortium international des journalistes d’investigation) dans le cadre des « Panama papers », mais toujours pas à zéro. Oudéa tente de s’en justifier : « Je n’ai pas décidé d’interrompre ce service marginal, car les restants sont conformes fiscalement. »

Des maîtresses et de la rigueur

Dans la foulée, cet homme qui préside également la Fédération française des banques (FBF, syndicat patronal du secteur), s’est lancé dans une défense des coquilles offshore. Non pas pour gruger le fisc – le diable les en préserve ! – mais pour de simples prétextes familiaux. Entre autres « raisons légitimes », il cite la transmission de patrimoine d’hommes d’affaires internationaux ayant une maîtresse sur chaque continent (pour ne pas dire pays) : « Des situations plus complexes que dans le cadre d’une seule structure familiale. » La faute aux femmes, âpres au gain… Lire la suite.


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