Paradis fiscaux et judiciaires

Procès Cahuzac : l’appel risqué de la banque Reyl

samedi 14 janvier 2017 par marieagnes

Procès Cahuzac : l’appel risqué de la banque Reyl

Après Jérôme Cahuzac, la banque suisse Reyl et son patron ont, eux aussi, interjeté appel de leur condamnation. Des points restent à éclaircir.

De notre correspondant à Genève, Ian Hamel
Publié le 14/01/2017 à 12:00 | Le Point.fr

Si l’ancien ministre socialiste du Budget, condamné à trois ans de prison ferme, a aussitôt fait appel début décembre 2016, la banque Reyl et son patron François Reyl ont pris le temps de la réflexion. La décision n’était pas facile à prendre. Par les temps qui courent, les tribunaux ne se montrent pas particulièrement conciliants vis-à-vis des établissements financiers soupçonnés de frauder le fisc.

UBS, la principale banque helvétique, en fait actuellement l’amère expérience. La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) vient de lui donner tort, considérant que la caution de 1,1 milliard d’euros, infligée par la justice française, n’était pas disproportionnée. Quant à la banque Reyl, a-t-elle intérêt à traîner encore pendant plus d’une année le boulet de l’affaire Cahuzac, au risque de ternir son image ?

D’autant que l’établissement ne cesse de développer sa présence, non seulement en Europe, mais aussi à Singapour, à Dubaï, et plus récemment à Dallas et à Santa Barbara aux États-Unis. Mais Reyl et son principal responsable n’ont pas digéré les lourdes condamnations qui leur ont été infligées. Respectivement 1,875 million d’euros d’amende pour la banque, un an de prison avec sursis et 375 000 euros d’amende pour François Reyl. Tout cela pour n’avoir géré « que » 600 000 euros. Or ce n’est qu’une petite partie des 3,5 millions d’euros dissimulés au fisc par le couple Cahuzac.

Et les banques françaises ?

Curieusement, les huit autres établissements financiers qui ont aidé les fraudeurs ne se sont pas retrouvés sur les bancs des accusés en septembre 2016. Qu’il s’agisse de BNP Paribas, des banques Rothschild et Gonet à Genève, de Julius Baer à Singapour, de la Bank of Scotland en Grande-Bretagne, enfin de de la Banque postale à Paris. Jérôme Cahuzac virait pourtant des milliers d’euros, provenant de sa clinique de chirurgie esthétique, sur les comptes de sa mère, professeur d’anglais à la retraite, apparemment sans que les établissements bancaires français se posent de questions… Lire la suite.


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