Paradis fiscaux et judiciaires

A Bruxelles, Claude Guéant dément être impliqué dans le « Kazakhgate »

jeudi 4 mai 2017 par marieagnes

A Bruxelles, Claude Guéant dément être impliqué dans le « Kazakhgate »

L’ex-ministre a été entendu par des députés belges, dont plusieurs pensent que le pouvoir sarkozyste a influé sur l’adoption d’une loi en Belgique afin de faciliter des affaires avec le Kazakhstan.

LE MONDE | 04.05.2017 à 11h32 | Par Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)

Claude Guéant était à Bruxelles, mercredi 3 mai, pour être entendu par la commission d’enquête du Parlement belge sur le « Kazakhgate ». Pendant trois heures, patiemment et sans énervement – sauf quand un élu lui a dit qu’il devrait « avoir honte » d’avoir favorisé une immixtion dans un processus législatif belge –, l’ex-secrétaire général de l’Elysée et ex-ministre de l’intérieur a invoqué sa méconnaissance des détails, ses pertes de mémoire et sa surcharge de travail. Ainsi, ni l’Elysée ni lui-même ne seraient intervenus, en 2011, dans ce dossier aux allures d’affaire d’Etat. Sauf pour aider un trio d’oligarques d’origine kazakhe à trouver un bon avocat : la Française Catherine Degoul, qui allait elle-même recruter Armand De Decker, ancien président libéral du Sénat belge.

De nombreux députés pensent plutôt que, afin de vendre pour quelque 2 milliards d’euros d’équipements au Kazakhstan, le pouvoir sarkozyste a bel et bien influé sur l’adoption d’une loi en Belgique, grâce notamment à M. De Decker – payé 730 000 euros par Me Degoul, qui elle-même aurait perçu plus de 7 millions.

Les nouvelles dispositions légales autorisaient la transaction pénale, et ont été appliquées pour la première fois à Patokh Chodiev, un milliardaire proche du président kazakh Noursoultan Nazarbaïev, et à deux de ses proches. En versant quelque 23 millions d’euros, ils ont échappé à un procès appuyé sur une quarantaine de chefs d’inculpation, dont corruption, blanchiment et faux.

« Un rôle de régisseur »

Une enquête judiciaire est ouverte en France depuis 2012 et a abouti à plusieurs mises en examen, dont celle de Me Degoul et d’un ancien conseiller de l’Elysée, Jean-François Etienne des Rosaies. Les juges enquêtent sur de possibles commissions et rétrocommissions, et sur les manipulations qui pourraient avoir été organisées en Belgique afin de satisfaire le pouvoir kazakh : il avait, en 2009, signifié à la diplomatie française... Lire la suite.


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