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Amnesty dénonce les « chambres de torture secrètes au Cameroun »

mardi 25 juillet 2017 par marieagnes

International

Amnesty dénonce les « chambres de torture secrètes au Cameroun »

20 juillet 2017 Par Cécile Andrzejewski

Dans un rapport paru ce jeudi, l’ONG Amnesty International dénonce la détention au secret et la torture par les forces de sécurité camerounaises des prisonniers soupçonnés de faire partie du groupe armé Boko Haram. Elle note également la présence de militaires français et américains sur une base utilisée comme centre de détention à Salak, dans le nord du pays.

Passages à tabac à l’aide de bâtons, de barres en métal, de machettes ou de câbles électriques, maintien dans des positions douloureuses, pieds et mains attachés dans le dos, pendant des heures voire des jours, simulacres de noyade, suspension : le calvaire des prisonniers soupçonnés d’appartenir au groupe armé Boko Haram au nord du Cameroun est tel qu’Amnesty International n’hésite pas à parler de « violations des droits humains et crimes de guerre ».

Ce jeudi, l’ONG publie un rapport du même nom réalisé à partir des témoignages de 101 personnes détenues au secret entre mars 2013 et mars 2017 dans des centres gérés par l’armée et les services de renseignement camerounais. Depuis 2014, le Cameroun est confronté à une série d’attaques « sanglantes et bien souvent aveugles » menées par Boko Haram dans l’extrême nord du pays. Le groupe armé s’est notamment rendu coupable de meurtres, d’enlèvements, de pillages et d’incendies. « Entre juillet 2015 et juin 2017, 120 attaques au moins ont été menées par Boko Haram, dont 23 attentats-suicides, dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, tuant plus de 150 civils. Les exactions perpétrées par Boko Haram ont conduit plus de 223 000 Camerounais, principalement des femmes et des enfants, à quitter leur foyer : ces personnes sont à présent déplacées à l’intérieur de leur pays, dans toute la région de l’Extrême-Nord. Quelque 63 000 réfugiés qui ont fui les attaques du groupe armé au Nigeria vivent également au Cameroun », décrit Amnesty International. Lire la suite.


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