Paradis fiscaux et judiciaires

Arrestation de Djouhri : « Monsieur Alexandre » livrera-t-il ses secrets ?

mardi 9 janvier 2018 par paradisfj.info

Arrestation de Djouhri : « Monsieur Alexandre » livrera-t-il ses secrets ?

Détenu à Londres, l’homme d’affaires posséderait un passeport diplomatique qui pourrait lui éviter de répondre aux juges français.

Par Mélanie Delattre
Publié le 08/01/2018 à 17:34 | Le Point.fr

Il se croyait intouchable. Mais ni les nombreux secrets en sa possession ni ses déménagements successifs, de Genève à Alger, en passant par les Émirats arabes unis et la Grande-Bretagne, n’ont empêché la justice française de rattraper l’homme d’affaires Alexandre Djouhri, interpellé dimanche à l’aéroport londonien de Heathrow.

Le nom de « Monsieur Alexandre », intermédiaire proche du clan Chirac, puis de Nicolas Sarkozy, apparaît en marge de bien des affaires d’État. Vente des frégates Sawari à l’Arabie saoudite en 1994 et de porte-hélicoptères Mistral à la Russie, affaire Clearstream, négociations avortées du TGV Djeddah-La Mecque : l’homme d’affaires a souvent été soupçonné d’œuvrer dans les zones grises de la République contre euros sonnants et trébuchants sans jamais être inquiété par la justice.

Une villa achetée 762 000 euros et revendue plus de 10 millions

C’est finalement en enquêtant sur un éventuel financement libyen de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy que le juge Tournaire a fini par s’intéresser aux activités de l’ancien voyou de Sarcelles devenu l’intime des puissants, de Dominique de Villepin à Claude Guéant, en passant par Serge Dassault ou Patrick Kron, ancien PDG d’Alstom. « Monsieur Alexandre », qui apparaît sur les écoutes de la procédure comme le juge de paix entre les frères ennemis Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin, est surtout inquiété pour son rôle dans l’acquisition d’une mystérieuse propriété à Mougins.

Dissimulé derrière une cascade de prête-noms, Alexandre Djouhri a bien acheté à la fin des années 90 la villa Nabila, appartenant à la fille du vendeur d’armes saoudien Adnan Khashoggi, pour 762 000 euros. Une opération intervenue par le biais d’une holding de Rotterdam, Aklal BV – dont il est l’ayant droit économique exclusif depuis 1998. Laissée à l’abandon et vandalisée, la villa aurait été revendue plus de 10 millions en mai 2009. L’acheteur ? Un fonds souverain libyen, le Libya Africa Investment Portfolio (LAP), dirigé par l’un des « lieutenants » de Muammar Khadafi proche de Claude Guéant et de l’ancien patron du renseignement intérieur Bernard Squarcini. Lire la suite.


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