Paradis fiscaux et judiciaires

Financement libyen : Alexandre Djouhri défie les juges

samedi 29 septembre 2018 par paradisfj.info

Financement libyen : Alexandre Djouhri défie les juges

Dans l’attente d’une possible extradition par la justice britannique, l’intermédiaire franco-algérien accuse la justice française d’être « dans l’incapacité de justifier son mandat d’arrêt ».

LE MONDE | 29.09.2018 à 10h43 • Mis à jour le 29.09.2018 à 11h06 | Par Simon Piel et Joan Tilouine

Lors de ses conversations téléphoniques, l’homme d’affaires franco-algérien Alexandre Djouhri n’a cessé de moquer ou d’insulter les juges et policiers français qui l’écoutaient dans le cadre de l’enquête sur le présumé financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. « Ils sont sur un tracteur, mais ils labourent le désert », disait-il à son ami Alain Marsaud, en avril 2016. Cet ancien magistrat, ancien député Les Républicains, tente sans succès de le convaincre de livrer sa version : « Tu devrais venir et faire une conférence de presse. Tu dis “Voilà. Je vais vous dire qui je suis. Voilà.” »

Plus inquiet, après avoir été entendu par les enquêteurs comme témoin en septembre 2016 dans cette affaire, l’ancien premier ministre Dominique de Villepin, autre ami fidèle de M. Djouhri, l’exhorte à se rendre devant les juges qui l’ont convoqué ce même mois : « Je reste convaincu que la meilleure façon d’arrêter cette dinguerie, c’est de… c’est de parler. » En vain.

Il a fallu attendre le mois d’avril pour que, par le biais de ses avocats, M. Djouhri fasse savoir qu’il était « disposé à être entendu » par les juges. Vendredi 28 septembre, à Londres, il a transmis un communiqué à l’Agence France-Presse dans lequel il clame son innocence et fustige les méthodes de la justice française. « Le parquet national financier (PNF) est incapable d’apporter la moindre preuve à la justice anglaise, assure-t-il. En faisant croire à la justice anglaise, faussement, que j’étais un fugitif, le PNF s’est fourvoyé et est aujourd’hui dans l’incapacité de justifier son mandat d’arrêt. »

« Monsieur Alexandre »

Personnage clé des relations franco-libyennes, sous la présidence de Jacques Chirac puis sous celle de Nicolas Sarkozy, qu’il tutoie tous deux, l’homme d’affaires de 59 ans est soupçonné d’être au cœur de l’affaire du financement libyen de la campagne présidentielle... Lire la suite.


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