Paradis fiscaux et judiciaires

Accueil > Les dictatures > LE MOZAMBIQUE > Mozambique : premières arrestations dans l’affaire de la « dette cachée (...)

Mozambique : premières arrestations dans l’affaire de la « dette cachée »

vendredi 15 février 2019, par paradisfj.info

Mozambique : premières arrestations dans l’affaire de la « dette cachée »

L’affaire a éclaté en 2016, lorsque le gouvernement de Maputo a révélé avoir contracté des prêts destinés à l’achat de navires, notamment militaires.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 10h03

Les autorités du Mozambique ont arrêté jeudi 14 février cinq personnes soupçonnées d’être impliquées dans le scandale dit de la « dette cachée », dont l’ancien responsable des services secrets et une proche de l’ancien président du pays, Antonio Guebuza. Ces interpellations sont les premières ordonnées par la justice locale depuis le début de cette affaire qui a plongé le pays dans une grave crise financière. « Je confirme que cinq personnes ont été arrêtées à ce jour », a déclaré à l’AFP une source judiciaire.

Il s’agit de Gregorio Leao, l’ancien directeur des services de renseignement, d’Ines Moiane, l’assistante de l’ex-chef de l’Etat Guebuza, d’Antonio do Rosario, l’ancien patron de trois sociétés publiques, de Teofilo Nhangumele, un homme d’affaires, et de Bruno Tendane, un officier des services secrets, a ajouté cette source. Les charges dont ils sont accusés seront précisées ce vendredi par le parquet, a-t-elle poursuivi.

[...] Pots-de-vin

Selon un audit indépendant, quelque 500 millions de dollars de ces prêts, délibérément cachés au Parlement mozambicain et aux bailleurs de fonds internationaux, ont été détournés. La justice américaine, qui a ouvert une enquête, estime qu’au moins 200 millions de dollars ont servi à verser des pots-de-vin à des industriels, des banquiers et des responsables mozambicains, dont l’ancien ministre des finances, Manuel Chang. Ce dernier a été arrêté en Afrique du Sud fin décembre 2018 et fait l’objet de demandes d’extradition du Mozambique et des Etats-Unis. La justice sud-africaine doit se prononcer vendredi sur sa demande de remise en liberté sous caution. Lire la suite.