Paradis fiscaux et judiciaires

Vente d’armes au régime de Gbagbo en pleine crise post-électorale : Les Etablissements Fakih dans le collimateur des magistrats français.

jeudi 12 septembre 2019 par paradisfj.info

Vente d’armes au régime de Gbagbo en pleine crise post-électorale : Les Etablissements Fakih dans le collimateur des magistrats français.

Les Etablissements Fakih, sis au 90 rue Joseph Gomis à Dakar, sont visés par les juges Stéphanie Tacheau et Vincent Raffray du tribunal de grande instance de Paris qui ont envoyé à Dakar, depuis plusieurs semaines, une commission rogatoire dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour complicité de crimes contre l’humanité commis en Côte d’Ivoire et blanchiment de capitaux contre les trafiquants d’armes Frédéric Lafont-associé en ce moment à Rabih Fakih à travers Gp international - et Robert Montaya. Saisi par le parquet général pour exécution de la commission rogatoire , le doyen des juges de Dakar a actionné la Section de Recherche. Deuxième volet de nos révélations exclusives.

Le 3 avril 2002, le médaille d’honneur de la police était attribuée à titre exceptionnel à Khalifa Niang (imam), Serigne Fallou Mané Mbacké (opérateur économique), Cheikh Ngom (opérateur économique), Bara Tall (un exemple pour toute la jeunesse sénégalaise), Félix Sanchez (inculpé pour blanchiment dans l’affaire Ndèye Khady Guèye puis blanchi), Youssef Saleh (patron de Magic Land condamné pour homicide involontaire et détenteur d’un compte caché en Suisse) mais aussi à Abdou Fakih des établissements du même nom.

Selon les informations de Libération, les établissements Fakih sont directement visés par les juges Stéphanie Tacheau et Vincent Raffray du tribunal de grande instance de Paris qui ont envoyé à Dakar, depuis plusieurs semaines, une commission rogatoire dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour complicité de crimes contre l’humanité commis en Côte d’Ivoire et blanchiment de capitaux contre les trafiquants d’armes Frédéric Lafont et Robert Montaya, comme nous le révélions en exclusivité. Plusieurs documents obtenus par les magistrats (voir fac-similés) attestent en effet que les armes en cause ont transité dans les Établissements Fakih avant d’être livré, par voie aérienne, au régime de Gbgabo en pleine répression. Dans les détails, il s’agit de 97 armes à feu destinées à la gendarmerie nationale de la Côte d’Ivoire en août/septembre 2009 (17 pistolets 9 mm Taurus, 22 revolvers magnum Taurus, 15 fusils à pompes Escorta…) ; 178 armes à feu et 15.500 cartouches de calibres 9 mm et 357 mag mais aussi 7500 grenades lacrymogènes propulsées, 19500 grenades lacrymogènes à main, 10000 grenades projectiles inertes et fusils à canon rayé et fusils de chasse de calibre 12 fabriqués par Hatsan (dont le siège est en Turquie).

[...] Le nom des établissements Fakih était apparu dans les premières heures de l’enquête du groupe de l’Onu (voir capture) qui a alerté le parquet du Procureur de la Cour pénale international avant que les juges de Paris ne soient saisis en raison des deux français cités.

[...] La grande question est de savoir si Rabih Fakih a pu bénéficier d’autorisations pour transférer les armes de Dakar à Abidjan (voir fac simulé) par vols privés grâce à ses "amitiés" d’alors au ministère de l’Intérieur qui expliqueraient peut-être toutes ces "décorations" obtenues par lui et sa famille sous l’ancien régime.
Libération reviendra sur certaines commandes obtenues par les Etablissements Fakih, au Sénégal, entre 2007 et 2011. Des commandes réalisées parfois sans couverture budgétaires mais qui ont été quand même payées. Et bien payées. A suivre.. Lire la suite.


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