Paradis fiscaux et judiciaires

Réfugié au Liban, Carlos Ghosn refuse de répondre à la police française

jeudi 16 juillet 2020 par paradisfj.info

Police et justice
Carlos Ghosn

Réfugié au Liban, Carlos Ghosn refuse de répondre à la police française

L’ancien PDG de Renault-Nissan refuse de se rendre en France, qu’il a accusée récemment de l’avoir « abandonné ».

Par Simon Piel Publié aujourd’hui à 19h02, mis à jour à 19h06

L’ancien PDG du groupe Renault-Nissan ne semble pas pressé de s’expliquer devant la police française. Réfugié au Liban depuis son évasion rocambolesque du Japon dans la nuit du 29 au 30 décembre 2019, le Franco-Brésilo-Libanais a fait savoir aux juges d’instruction chargés d’une enquête le visant à Nanterre qu’il n’honorerait pas sa convocation devant l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF).

Les policiers, qui l’avaient convoqué pour le 13 juillet, souhaitaient notamment l’entendre sur différents montages financiers que la justice japonaise soupçonne d’avoir servi à détourner des fonds de l’entreprise qu’il dirigeait à des fins personnelles. Des accusations démenties avec force par l’intéressé.

Le 19 février, le parquet de Nanterre avait annoncé l’ouverture d’une information judiciaire « pour abus de biens sociaux, abus de confiance aggravés, faux et usage de faux, blanchiment aggravé d’abus de biens sociaux (…) ». Il s’agissait aussi de faire la lumière sur le financement de deux soirées d’ordre privé au château de Versailles, en échange d’une convention de mécénat signée entre la marque au losange et l’établissement qui gère le monument.

Les avocats français de M. Ghosn ont notamment argué des risques qu’un déplacement en France pourrait faire courir à leur client en raison notamment de la volonté des autorités japonaises de le juger sur l’Archipel. A défaut de se rendre en France, l’ancien dirigeant de Renault-Nissan avait accepté de répondre par écrit aux questions des enquêteurs français avant de se raviser devant leurs précisions. Celles-ci portaient notamment sur des points relatifs à son empire offshore qui embarrassent M. Ghosn au plus haut point.

Déclarations offensives contre la France

L’ex-patron de Renault-Nissan est notamment suspecté d’avoir détourné à son profit des fonds issus de l’alliance, par le biais d’un distributeur de véhicules basé à Oman, Suhail Bahwan Automobiles (SBA), « pour des montants de plusieurs millions d’euros », selon les termes du parquet japonais.

Cette manne aurait servi pour partie, selon l’enquête japonaise, à abonder une société libanaise, Good Faith Investments, qui aurait elle-même réalisé plusieurs investissements dans des sociétés détenues par la famille Ghosn  : Shogun Investments LLC, un fonds d’investissement dans les technologies contrôlé par Anthony Ghosn, le fils de Carlos ; mais aussi Beauty Yachts PTY, société créée aux îles Vierges britanniques, gérée par l’épouse de M. Ghosn, Carole, et propriétaire du yacht des Ghosn, le Twig, actuellement ancré au Liban. Lire la suite.


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