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Côte d’Ivoire : le bombardement des soldats français à Bouaké devant les assises de Paris

lundi 29 mars 2021 par paradisfj.info

Côte d’Ivoire : le bombardement des soldats français à Bouaké devant les assises de Paris

Le 6 novembre 2004, un raid de l’aviation ivoirienne sur un camp militaire français avait tué neuf militaires français et un civil américain. Des zones d’ombre demeurent sur cette affaire.

Par Cyril Bensimon
Publié hier à 08h00, mis à jour à 06h12

Il aura fallu attendre plus de seize ans, dont une année de report due à la pandémie de Covid-19, pour que s’ouvre lundi 29 mars ce procès devant la cour d’assises de Paris. Un procès par défaut sur une affaire encore entourée de mystères où aucun des quatre auteurs présumés du bombardement survenu le 6 novembre 2004 en Côte d’Ivoire ne viendra expliquer pourquoi il a, « avec préméditation, volontairement donné la mort » à neuf soldats français de l’opération « Licorne » et un ingénieur agronome américain. Barys Smahin, l’un des deux pilotes biélorusses des Sukhoï Su-25, ainsi que le copilote ivoirien Ange Gnanduillet, seraient décédés depuis. Yury Sushkin et Patrice Ouei, les autres pilote et copilote de l’aviation ivoirienne qui menèrent le raid sur l’emprise française du lycée Descartes de Bouaké, seraient, eux, introuvables en dépit des mandats d’arrêt.

Ceux qui leur ont donné l’ordre du bombardement, dirigeants ou officiers ivoiriens de l’époque dont l’identité demeure inconnue, ne seront pas plus présents dans le box mais nombre de parties civiles, survivants comme familles de soldats défunts, espèrent que les trois semaines de procès produiront « la reconnaissance » attendue. « Cette affaire nous hante. Je vois bien que l’Etat a quelque chose à cacher, ce que je peux comprendre, mais il est anormal qu’il nous tourne le dos », explique Emmanuelle Michel, la compagne de Jérôme Bouchet, l’un des 39 soldats blessés. Au fil des ans, s’est installée dans les esprits l’idée que le bombardement de Bouaké n’était peut-être pas qu’une bavure ivoirienne mais que Paris, dont des soldats avaient été déployés sur place pour séparer les belligérants ivoiriens, porterait une responsabilité dans l’affaire. Lire la suite.


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