Paradis fiscaux et judiciaires

Trois syndicats de la métallurgie nient avoir reçu de l’argent liquide de l’UIMM

samedi 29 septembre 2007

Trois syndicats de la métallurgie nient avoir reçu de l’argent liquide de l’UIMM.

Les fédérations CGC et CFTC du secteur récusent toute implication dans les importants retraits de fonds que le président de l’UIMM, Denis Gautier-Sauvagnac, est suspecté d’avoir effectué depuis 2000. FO Métaux se dit également "pas concerné par cette affaire".

Extraits de l’article de Catherine Delgado mis en ligne sur le site de La Tribune :

L’affaire Denis Gautier-Sauvagnac embarrasse les syndicats.

L’emblématique président de la fédération de la métallurgie du Medef, l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), est soupçonné d’avoir retiré plus de 5,6 millions d’euros en liquide depuis 2000 sur un compte de sa fédération, de loin la plus puissante financièrement de l’organisation patronale. Trois fédérations de la métallurgie, la CGC, la CFTC et FO, affirment ne pas avoir touché d’argent liquide en provenance de l’UIMM.

Deux questions se posent. Pourquoi cette affaire sort-elle aujourd’hui, alors que les faits ont comencé il y a sept ans et que la BNP a prévenu Tracfin en 2004, selon Les Echos ? "Il y a du règlement de compte dans l’air", affirme un ancien négociateur syndical.

L’autre question est celle de la destination de cet argent liquide. Le financement des fédérations syndicales de la branche est à tel point évoqué que plusieurs d’entre elles se sont dédouanées par voie de communiqué.

La CFTC Métaux a également "démenti catégoriquement" être liée à ces transferts de fonds en liquide, et demande que "toute la lumière soit faite" dans cette affaire tout comme la CFDT métallurgie qui se dit "stupéfaite" des faits reprochés à Denis Gautier-Sauvagnac.

FO Métaux, autre fédération très liée à l’UIMM, n’a pas jugé opportun de publier un communiqué car, explique son secrétaire général Frédéric Homez, "nous n’avons rien à nous reprocher, nous n’avons donc pas à nous justifier". A la CGT, la consigne a été donnée aux secrétaires confédéraux de ne faire aucun commentaire sur cette affaire.

Plusieurs sources, patronales et syndicales, soupçonnent l’UIMM d’avoir utilisé les importantes sommes d’argent retirées en liquide pour obtenir des signatures syndicales dans des accords de branche, voire interprofessionnels. "Mais il ne s’agit pas véritablement d’un achat de signatures, cela correspond à des pratiques ancestrales dans le monde du paritarisme", analyse un négociateur patronal, qui réclame depuis des années "un financement transparent" de la gestion d’organismes sociaux par les partenaires sociaux et pense que "cette affaire peut accélérer les choses".

Lire la suite de l’article de Catherine Delgado sur le site du journal La Tribune.


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