Affaire de corruption : Les dirigeants d’Unaoil, une société pétrolière monégasque, entendus par la justice
AFP Publication : 01/04/2016 10h18 CEST Mis à jour : 01/04/2016 10h19 CEST
UNAOIL - Les dirigeants d’une société pétrolière monégasque, Unaoil, ont été entendus ces derniers jours dans le cadre d’une enquête britannique sur une « vaste affaire de corruption aux ramifications internationales mettant en cause de nombreuses sociétés étrangères actives dans le secteur pétrolier », a annoncé jeudi la principauté.
Ces dirigeants ont été entendus à Monaco mardi et mercredi, et des perquisitions ont également été menées à leurs domiciles et au siège de la société, a précisé la direction des services judiciaires de Monaco dans un communiqué. Ces recherches et auditions ont été menées, en présence de fonctionnaires britanniques, à la suite d’une demande urgente d’entraide judiciaire internationale en matière pénale émanant du Serious Fraud Office (SFO) du Royaume-Uni, précise-telle.
De telles mesures d’entraide sont exécutées « de façon régulière », la direction des services judiciaires ayant « reçu 119 requêtes de ce type au cours de l’année judiciaire 2014-2015, auxquelles il a été donné suite », ajoute-elle. De son côté, le SFO s’est dit « au courant de ces allégations » mais « pas en mesure de confirmer ni d’infirmer » son implication dans cette affaire, a déclaré un porte-parole du SFO à l’AFP.
Unaoil se présente sur son site internet comme un fournisseur de « solutions au secteur de l’énergie au Moyen-Orient, en Asie centrale et en Afrique ». La société a été citée mercredi par le Huffington Post et le groupe de médias australien Fairfax Media, qui affirment avoir consulté de nombreux mails et documents démontrant selon eux l’implication de l’entreprise dans une affaire de « corruption systématique du secteur pétrolier à l’échelle mondiale, distribuant des millions de dollars en dessous de table » pour le compte de très grandes entreprises du secteur.
Les journalistes citent notamment des groupes britanniques, italiens, américains, allemand ou encore français et des responsables publics et fonctionnaires irakiens, libyens, iraniens ou encore émiratis qui seraient, selon leurs sources, impliqués.