Afrique Analyse
En Angola, le nouveau président s’affronte au clan dos Santos
28 janvier 2018 Par Philippe Riès
À peine élu président, João Lourenço, le successeur de José Eduardo dos Santos qui a régné 38 ans sur l’Angola, a procédé à une vaste purge des enfants et affidés de l’ancien président. Ces derniers avaient été placés aux principaux postes clés de l’économie du pays. S’agit-il de mettre fin à la kleptocratie d’un clan ou de simplement se redistribuer les richesses de la corruption ?
Quand il a quitté la résidence officielle d’où il a dirigé et mis en coupe réglée l’Angola pendant près de quatre décennies, José Eduardo dos Santos n’a eu qu’à se déplacer de quelques kilomètres pour s’installer dans une énorme propriété, avec piscines, héliport et plusieurs maisons et dépendances où vivaient déjà d’autres membres du clan familial. Bâtisseur de ce refuge, clos de hauts murs, îlot de verdure au milieu des bidonvilles ? le groupe Odebrecht.
Ce géant brésilien du BTP, au cœur de l’énorme scandale « Lava Jato » dont les ramifications s’étendent à une bonne partie de l’Amérique du Sud, est à l’origine notamment de la crise politique en cours au Pérou. Lire la suite.