Monde 5min Publié le 2 avril 2025
Alexandre Fache
C’est une longue et pénible épreuve dans laquelle se sont engagés, il y a sept ans, la famille et les amis de Dulcie September, la représentante de l’ANC en France, assassinée de cinq balles dans la tête, le 29 mars 1988, devant la porte de son bureau parisien.
Leur but : qu’une enquête digne de ce nom soit réouverte afin de faire la lumière sur cet assassinat politique, devenu une affaire d’État. Car trente-sept ans après les faits, personne ne peut dire encore avec certitude qui a commandité le crime, ni qui a appuyé sur la gâchette, ce jour de mars 1988 où une figure de la lutte anti-apartheid a été éliminée en plein cœur de la capitale française. Et ce, très probablement parce qu’elle enquêtait sur les violations par la France de l’embargo sur le commerce des armes imposé à l’Afrique du Sud et sur les échanges de technologie nucléaire entre les deux pays. Lire la suite.