Birmanie : « La lutte armée n’est pas la seule option pour défendre le peuple »

Mardi 1er février 2022

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Interview Birmanie : « La lutte armée n’est pas la seule option pour défendre le peuple »

De passage à Paris, le ministre birman des Droits humains, Aung Myo Min, appelle à une reconnaissance officielle du gouvernement d’unité nationale mis en place par le camp prodémocratie.

par Arnaud Vaulerin publié le 31 janvier 2022 à 17h28 (mis à jour il y a 49 min)

Il avait 20 ans quand la révolte de 1988 a éclaté en Birmanie. Il allait bientôt gagner les rangs d’une armée étudiante pour lutter contre la junte birmane. Activiste primé, militant des droits humains passé par les bancs de l’université de Rangoun et Columbia (Etats-Unis), Aung Myo Min a passé vingt-quatre ans en exil avant de revenir dans son pays en 2013. Le 3 mai, il a été nommé ministre des Droits humains dans le gouvernement d’unité nationale (NUG) formé après le coup d’Etat de Min Aung Hlaing il y a un an. De passage à Paris, il explique à Libération les stratégies mises en place par le camp prodémocratie et appelle gouvernements et institutions internationales à des « actions plutôt que des déclarations pour maintenir l’élan de la révolution ».

Diriez-vous que la Birmanie est entrée dans une nouvelle ère depuis le 1er février 2021 ?

Oui. Les Birmans ont une longue histoire de révolution contre les militaires depuis 1962. Mais cette fois-ci, c’est différent. Cette révolution de printemps a ouvert un espace créatif. Des gens d’or… Lire la suite.

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