Roberto Saviano ressuscite Giovanni Falcone

Samedi 8 février 2025

A travers le récit trépidant d’une période clé de l’histoire de Cosa Nostra, l’écrivain-journaliste serpente sur la ligne de crête qui sépare les deux versants terrifiants de la mafia et de l’antimafia. Brutal et vertigineux.

Les Echos, no. 24396 Idées, vendredi 7 février 2025 479 mots, p. 13

PIERRE DE GASQUET

La Sicile n’est pas que le pays des citronniers et des têtes de Maure. Le parfum de soufre n’y est jamais très loin. Il ne pouvait qu’attirer le maestro de « Gomorra », Roberto Saviano, qui s’aventure pour la première fois au sud de la Calabre. L’écrivain qui est allé jusqu’au Mexique pour démonter les rouages de la Camorra et de la N’drangheta, la puissante mafia calabraise, s’attaque aujourd’hui à un monument national : Giovanni Falcone, l’un des grands piliers mythiques de la lutte antimafia avec son compatriote sicilien, Paolo Borsellino, tous deux sauvagement assassinés en 1992, à quelques mois d’intervalle.

A travers ce roman historique, traduit avec brio par Laura Brignon, l’auteur de « Gomorra » entre de plain-pied en littérature avec un art consommé du dialogue et du récit de mafia. Edifiant et percutant. Lire la suite.

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